Joli minois… et jolis minets
Les chats… un fléau à la SPAA
Si, en mai, déjà elle déplorait le surpeuplement de chats à la Société protectrice des animaux d’Arthabaska (SPAA), la directrice Dominique Roux parle aujourd’hui d’un «fléau». Des 74 qu’on dénombrait en mai… il y en a maintenant autour de 120!
Les déménagements de juillet, la fin des portées de minous nés au printemps, les itinérants que l’on repère davantage parce qu’on vit plus dehors l’été expliqueraient ce grand déportement de chats au 691, rue de l’Acadie, selon Mme Roux.
À cette liste, elle ajouterait aussi la «bêtise humaine» de ceux et celles pour qui la possession d’un animal n’implique que très peu de responsabilités.
«Il y a des fois, franchement, où l’on a la larme à l’œil», dit-elle.
Dominique Roux est de plus en plus convaincue qu’une clinique itinérante de stérilisation des félins pourrait réduire le nombre de réfugiés à la SPAA.
Côté canin, l’organisme sert de toit à 19 chiens, un peu plus nombreux qu’à l’habitude, eux aussi parce qu’ils ont été abandonnés avec les déménagements de juillet. «On en a trouvé un attaché dehors à notre porte quand on est arrivés le matin. Heureusement, un petit mot l’accompagnait où l’on pouvait lire son nom et apprendre qu’il avait été battu.»
La plupart du temps, et bien malgré elle, la SPA sert de lieu de débarras pour les chats et les chiens, non seulement en provenance du territoire de Victoriaville, mais d’ailleurs. «Parce que les gens des autres municipalités ne veulent pas payer, ils font conduire leurs animaux par des citoyens de Victoriaville qui nous les emmènent.»
Actuellement, seules les municipalités de Victoriaville, de Saint-Valère et de Saint-Rémi versent leur contribution à la SPAA pour recourir à ses services.
L’«éducation» constituant aussi une mission de l’organisme, Dominique Roux mentionne qu’il faudra par ailleurs stimuler chez nous l’envie de donner une seconde chance à un chien.
Généralement, les gens préfèrent adopter un chiot. «Souvent, un chien adulte sera abandonné définitivement. Et pourtant, il y a des avantages à adopter un chien plus âgé. Il a, par exemple, fini de gruger…»
Quant à ceux qui auraient certains problèmes de comportement, il y a de généreuses familles d’accueil, souligne Dominique Roux, pour les accueillir et leur faire passer leurs méchantes manies. Quant aux chiens agressifs, ils ne sont pas offerts à une nouvelle famille.
Et le parc canin?
Parce qu’on en a plein les bras, surtout de chats, et parce qu’il reste encore beaucoup d’argent à trouver, l’équipe de la SPAA n’a qu'amorcé le défrichage du futur parc canin.
Dominique Roux espère pouvoir décrocher des commandites au cours des prochaines semaines et recruter des bénévoles pour «bûcher» le terrain adjacent à la SPAA, prêté par la Ville de Victoriaville. «On devrait pouvoir ouvrir le parc à l'automne prochain», espère-t-elle.
Toujours pour ramasser des fonds, la SPAA organisera en septembre une activité où paraderont gens et chiens au centre-ville de Victoriaville.
Tous les jeudis, les lève-tôt peuvent entendre à Passion Rock (101,9) la rubrique radiophonique de la SPAA, à 6 h 53. Pour des informations, on compose le 819 758-4444.