Près de 5 000 personnes ont participé aux activités de la fête du Canada
Près de 5 000 personnes ont assisté à la levée du drapeau, aux jeux organisés pour les enfants, aux démonstrations au skate park, au spectacle musical en soirée et aux feux d’artifices, malgré un temps froid et pluvieux.
La présidente des Fêtes du Canada de Victoriaville, Lise Setlakwe, a souhaité la bienvenue au député Jean-François Roux, au maire Roger Richard ainsi qu’aux 200 personnes venues assister à la levée du drapeau officié par la Légion en présence des Scouts, des Cadets et des figurants des Fêtes Victoriennes. Elle a fait un bref survol de l’histoire du drapeau canadien, Étienne Fillion a interprété l’hymne national puis le drapeau canadien a été hissé entre celui du Québec et de Victoriaville.
Le maire Roger Richard a rappelé que l’Érablium a vu le jour grâce à la collaboration de la ville de Victoriaville et du gouvernement fédéral et que la fête du Canada n’avait pas de connotation politique mais célébrait la reconnaissance de la liberté.
Sir Wilfrid Laurier, en personne, est venu rappeler sa fierté d’être sujet britannique de race française alors que le député Roux a exprimé sa fierté d’être Canadien, Québécois et Victoriavillois.
Certificats d’honneur
On a ensuite procédé à la remise des certificats soulignant la qualité de la relève de jeunes canadiens impliqués dans leur communauté à: Brian Pomerleau d’Inverness, Cloé Marcoux de Laurierville, Carolane Nadeau de Sainte-Sophie, Rachel Dionne de Trottier Mills et Sophie Boutin de Saint-Pierre-Baptiste. Sarah Dostie, Hugo Jolibois, Nathaniel Demers et Philippe Bédard , également récipiendaires, étaient absents au moment de la remise.
L’après-midi de festivités s’est transporté sur le terrain du Cégep où étaient organisés des jeux familiaux, des compétitions au skate park et en soirée, sur le terrain du Colisée, la foule a eu droit à un spectacle de trois groupes locaux: Hommage aux Beatles, Cover Girl Band et Hommage à Offenbach, le tout clôturé par des feux d’artifices.
La concertation, le cœur de la fête
Lise Setlakwe a rappelé que l’Érablium était un bel exemple de concertation, non seulement la municipalité et le gouvernement fédéral ont collaboré à sa mise en place, mais également des étudiants des écoles JPH Massicotte et du Tandem se sont chargés d’y planter 700 plants de leur production et de réaliser les structures de bois supportés par le Comité d’horticulture. Ils planteront également 800 bulbes de tulipes cet automne. Le lieu est tout indiqué pour y souligner la diversité d’un pays.
Pour ce qui est des activités de la célébration, Madame Setlakwe, qui coordonne la fête depuis six ans, ne manque pas de projets et d’idées.
«Nous prévoyons ajouter une ou deux activités par année tout en conservant les anciennes afin de donner plus d’ampleur à la fête. Cette année les nouvelles activités sont le Coup de chapeau à l’environnement, une activité provinciale, et les compétitions au skate park. Nous avons eu 50 participants et 18 compétiteurs qui se sont partagés 2 000 $ de bourses pour les catégories 15 ans et moins et 15 ans et plus. Le plus jeune participant avait neuf ans. L’an prochain nous voulons présenter un skate show professionnel. Nous souhaitons faire connaître ce sport et le rendre accessible de façon sécuritaire.»
Pour ce qui est du concours provincial Coup de chapeau à l’environnement, qui consistait à bricoler un chapeau avec des matières recyclées, était tout particulièrement fière que les jeunes de la région aient été les premiers à présenter leurs œuvres, ce qui le a valu une bonne couverture médiatique en plus de plusieurs sorties à Montréal. Intégrer les enfants différents à cette activité a été très apprécié.
«La conception du chapeau fera partie du programme d’arts plastiques de plusieurs écoles l’an prochain. Il y a eu des prix de 250 $, 125 $ et 50 $ pour les œuvres ayant reçu le plus de votes pour les enfants différents et pour les groupes réguliers.»
La présidente du comité organisateur tient à ce que le budget de 38 000 $ serve à encourager les artistes locaux, la relève et les organismes à buts non lucratifs qui s’engagent à s’impliquer bénévolement dans l’organisation en échange d’un support financier pour l’organisme. La patrouille de ski du Mont Gleason a assuré la sécurité, il y a également eu l’AQANU, le Comité de sclérose en plaques, l’AQEAD, pour enfants dysphasiques, La Traverse pour l’insertion sociale qui se sont impliqués. Si d’autres associations sans buts lucratifs comptant des bénévoles prêts à s’investir sont intéressées, ils sont les bienvenus car les projets ne manquent pas.
«Quand on m’a demandé de prendre en charge cette organisation, j’ai accepté à la condition de le faire à ma manière. Cette façon de faire est devenue un modèle cité par Patrimoine Canada», a conclu Madame Setlakwe.