Jean-Guy Lachance et François Alain
Entre la mémoire et l'oubli, un hommage à des aînés de la région
La Maison de la culture de Warwick accueille, jusqu'au 8 octobre prochain l'exposition du poète Jean-Guy Lachance et du photographe François Alain, intitulé : Entre la mémoire et l'oubli
Le projet se veut un hommage à des personnes aînées de la région. Le poète et le photographe ont rencontré une quinzaine de personnes d'expérience de la MRC afin de les interroger sur leur vie. Ensuite, Jean-Guy Lachance, avec toutes les informations obtenues, a créé un poème sur chaque personne. François Alain, pour sa part, a procédé à une séance de photographie et tout a été amalgamé ensemble grâce aux talents de graphiste de Lorie Caouette.
C'est ainsi que la Maison de la culture rappelle, tout au long de l'été, la vie de ces gens qui sont : Rita Pépin Houle, Marie-Louise Larochelle, John Gleason, Gilbert Camirand, le frère Urbain Herero, Jules Laforest, Thérèse Vachon, Rita Jean Dionne, André Hébert, Charles Daigneault, Lyette Forcier Daigneault, Ronald Hamel et Raymond Piché.
«Les gens qui ont accepté de participer au projet avaient une abondance de souvenir à raconter. Ils ont traversé plusieurs changements d'époques puisqu'ils sont âgés entre 75 et 95 ans», d'expliquer Jean-Guy Lachance.
La plupart d'entre eux étaient présents lors du vernissage le 12 juin dernier et visiblement heureux de voir l'hommage qu'on leur rendait.
«Les personnes sélectionnées ont vécu différents parcours : agriculteur, institutrice, femme au foyer, frère religieux, marin, laitier, industriel, barman, etc. À travers, eux, c'est tout le passé de notre région qui se dessine», ajoute M. Lachance. Ainsi, avec ses poèmes, il a voulu rendre justice à leur vie.
Cette exposition est une belle occasion de faire connaître la poésie aux visiteurs, qui devient accessible accompagnée de visuel et aussi de textes narratifs. Ils peuvent aussi découvrir des personnages qui ont marqué, à leur façon leur entourage.
«Je veux questionner la place de la mémoire dans notre culture. Nous visons dans un monde dominé par la vitesse et l'immédiat, dans une société sans mémoire, qui privilégie l'instant présent. Quelle valeur donne-t-on au passage du temps et au lieu qui enracine la mémoire? Que savons-nous de ceux qui nous ont précédés? Quelle histoire laisserons-nous à notre tour à nos enfants?», s'interroge le poète. Avec cette exposition, il veut briser ce rythme en proposant sa poésie comme un moment d'arrêt, de suspension du quotidien.