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Une Association pour les victimes d'infections nosocomiales

Hélène Ruel par Hélène Ruel
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Article mis en ligne le 11 juin 2007 à 11:07
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Une Association pour les victimes d'infections nosocomiales
L'hygiène des mains a son importance dans la lutte contre les infections nosocomiales.
Une Association pour les victimes d'infections nosocomiales
Une vingtaine de personnes des Bois-Francs, dont la Victoriavilloise Karen Bourgeois, ont adhéré à l'Association pour la défense des victimes d'infections nosocomiales, l'ADVIN.
Cette association vise tout autant à regrouper et à soutenir les victimes d'infections nosocomiales (comme le C. difficile) qu'à revendiquer l'implantation d'un programme de surveillance et de prévention conforme aux normes internationales.

L'ADVIN, présidée par le docteur Jacques Besson, demande que le taux d'infection de chaque hôpital soit publié, parce que le public a le droit de connaître la qualité des soins de chacun d'eux. Membre du Comité Aucouin sur la prévention et le contrôle des infections nosocomiales, le docteur Besson estime que le plan d'action présenté en juin 2006 ne va pas assez loin et que des mesures plus efficaces devraient être prises.

«Une charte des droits du patient hospitalisé est nécessaire pour mieux le protéger. Les hôpitaux doivent être tenus responsables de la mise en œuvre de mesures nécessaires pour prévenir ces infections.»

L'ADVIN réclame aussi un régime d'indemnisation sans égard à la faute pour les victimes ayant subi un préjudice important après avoir contracté ce type d'infection.

Selon l'ADVIN, les infections nosocomiales témoignent de la crise qui agite le réseau de la santé, malgré les milliards de dollars investis depuis des années. «Au Québec, elles font chaque année environ 90 000 victimes et 4 000 décès. Elles génèrent des coûts additionnels d'au moins 180 millions $. Elles prolongent le séjour hospitalier aggravant ainsi l'encombrement des urgences et les listes d'attente. Pourtant, au moins 50% et jusqu'à 90% et plus de ces infections sont évitables suivant les études les plus récentes, et ici même au Québec.», peut-on lire dans le communiqué publié par l'Association.

Ces mesures, énumère l'ADVIN, vont du dépistage et de l'isolement des patients à risque, à l'hygiène rigoureuse des mains, des locaux, de l'environnement. Les traitements antibiotiques doivent également être contrôlés, selon l'Association.

L'ADVIN cherche aussi à sensibiliser la population à l'importance de respecter les mesures d'hygiène dans les établissements, précise Karen Bourgeois. Cette dernière a été hospitalisée de longs mois à la suite d'un accident de moto. Heureusement, elle n'a pas été victime d'une infection nosocomiale, mais se montre très préoccupée par cette question.

On peut obtenir plus d'informations sur l'Association par son site Internet www.advin.org. Son courriel est le nosoco@vdn.ca.

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