L'été dernier encore, Vélo Sécur quadrillait les territoires de Victoriaville et de Warwick.
La SQ plutôt que Vélo Sécur… pour son pouvoir de sévir
On a beau informer, sensibiliser, prévenir… mais il faut parfois sévir, a expliqué le maire Roger Richard pour justifier l’abandon, cet été, du recours à la patrouille Vélo Sécur.
La Ville de Victoriaville détournera ainsi vers la Sûreté du Québec sa contribution de 15 000 $, laquelle s’engage en retour à accentuer sa patrouille au centre-ville, dans les parcs et sur les voies cyclables du territoire urbain.
On reverra donc des policiers à pied et à vélo surveiller particulièrement les traverses piétonnières où, décidément, le maire constate un «manque d’éducation».
«On le dit, on le redit, on le rereredit», mais cela ne suffit pas, a poursuivi M. Richard. Les automobilistes doivent respecter les traverses piétonnières. Quant aux piétons, ils ont aussi des obligations, celles de traverser là où ils sont (ou devraient!) être protégés.
Depuis quelques années, la Ville de Victoriaville embauchait, l'été, une cohorte d’aspirants policiers pour quadriller son territoire à vélo. Mais les étudiants en techniques policières de Vélo Sécur ne peuvent infliger des amendes aux «délinquants».
Comme la Ville de Warwick n’avait pas l’intention non plus de renouveler son entente avec Vélo Sécur, la Ville de Victoriaville a profité d’une clause à son entente avec la Sûreté du Québec pour réclamer un service additionnel et «acheter du temps», comme dit le maire.
Il a indiqué que la capitaine de la Sûreté du Québec avait fait de la «police de proximité» une de ses priorités.