L'équipe de kinoïtes de l'école St-Gabriel-Lalemant de Victoriaville, composée de : Mégane Paul-Hus, Marily Comtois, Alyson Bélanger, Antoine Larocque et Gabriel Labb. Ils étaient accompagnés de leur enseignante Carole Morissette et d'Émilie Baillargeon la réalisatrice.
Les kinoïtes en action
Une cinquantaine de jeunes kinoïtes (qui font des kinos, ces courts métrages réalisés dans un très court délai) ont vécu deux intenses journées les 30 et 31 mai dernier alors qu'ils ont relevé le défi du Kino Cabaret, organisé dans le cadre du festival provincial de courts métrages étudiants, Le boisé court toujours.
Seulement quelques heures pour trouver l'idée, faire le scénario, répéter les scènes, les tourner, monter le film avec la bande sonore, voilà ce à quoi les jeunes, accompagnés d'un professeur et d'un réalisateur professionnel s'étaient engagés. Et comme si ce n'était pas suffisant, ils avaient des contraintes à respecter, qui leur ont été données par des jeunes élèves, lors de l'ouverture officielle du festival, le 30 mai dernier. Ceux-ci devaient choisir deux contraintes, parmi les 5 proposés. Alors, de montre, poutine, ordinateur, fleur et érable, les kinoïtes ont dû faire composer avec de la poutine et un ordinateur.
Pour l'équipe de 5 élèves de 6e année de l'école St-Gabriel-Lalemant, ces contraintes sont complètement venues changer leurs plans. «On avait décidé de faire un film dramatique. Mais tout a changé lorsqu'on a eu les contraintes», explique Antoine Larocque. Loin de se laisser abattre, les jeunes ont rivalisé d'imagination et d'idées pour leur film.
Et même si l'expérience est un peu stressante, à cause du court laps de temps dédié à la production du film, les jeunes ont tout de même bien apprécié de pouvoir faire du cinéma, avec tout ce que cela implique.
«On a découvert que c'était long les prises et qu'il fallait les reprendre beaucoup», a indiqué Mégane Paul-Hus. Pour leur film, qui s'intitulait «Où est donc la meilleure poutine?», jeudi matin dernier à 10 h 19 (parce qu'il n'était pas exclu à ce moment de changer le titre qui n'était pas encore définitif), l'équipe est allée filmer au mont Arthabaska, à la Fromagerie Victoria, au centre d'achat et chez le tatoueur…
Ce Kino Cabaret leur a permis de découvrir, par exemple, qu'un film ne se fait pas d'un bout à l'autre, tout d'une traite, mais qu'il s'agit d'un processus long et complexe. «Mais on s'amuse quand même», a insisté Antoine.
Si bien que le groupe n'a pas vu le temps passer et avait bien hâte, au moment du montage, le jeudi matin, de voir le résultat final de leur film. Le gala de la soirée et le tapis rouge avec la limousine était une autre activité qu'ils attendaient avec impatience.
Toute l'équipe a apprécié son expérience, même la professeure, Carole Morissette qui a insisté pour dire que ses élèves avaient eu beaucoup d'idées (affirmation qui a été reprise par la réalisatrice Émilie Baillargeon. «Tout le monde a donné ses idées et a apporté son grain de sel», a commenté l'enseignante.
Quant à la réalisatrice, elle a aussi aimé travailler avec les jeunes. Elle n'en était pas à son premier kino mais n'avait jamais fait de vidéo du genre avec des jeunes. «J'ai suivi leurs idées. Je les ai guidés et nous avons trouvé des façons de faire. J'ai été agréablement surprise de voir leur enthousiasme et leurs idées», a-t-elle terminé.
Il y avait donc beaucoup d'effervescence, ce jeudi matin dans la salle de montage du Kino Cabaret. La plupart des 9 équipes étaient au travail, faisant le montage de leur film et souhaitant terminer le tout avant 16 h pour rentrer dans le délai qui leur était imparti.
L'équipe de l'école Ste-Marie de Princeville, avec son réalisateur Martin Morissette et le professeur Stéphane Angers, était aussi bien heureuse de l'événement. Les membres de l'équipe étaient en secondaire 2, 3 et 4 et avaient déjà une certaine expérience dans la production de films, ce qui leur donnait un avantage. Et même s'ils n'avaient pas beaucoup de temps, ils ont quand même inclus des effets spéciaux lors du tournage.
Toutes les équipes ont vécu deux belles journées et ont ainsi pu, l'espace de quelques heures, se mettre dans la peau des vrais cinéastes.