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Charest: le système politique canadien nous prépare mieux aux crises financières

Presse Canadienne Article mis en ligne le 30 septembre 2008 à 0:00
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Charest: le système politique canadien nous prépare mieux aux crises financières
Jean Charest parle mardi à Montréal. LA PRESSE CANADIENNE/Ryan Remiorz
MONTREAL - Le système politique québécois et canadien nous prépare mieux à faire face à une éventuelle crise financière comme celle qui frappe actuellement les Etats-Unis, selon Jean Charest.
Le premier ministre du Québec estime que la crise financière qui sévit présentement aux Etats-Unis, et qui a secoué le monde politique, ne pourrait se produire au Québec ou au Canada où, grâce au système des caucus des députés, un gouvernement peut réagir plus rapidement face aux urgences.
"Sur le plan politique, on s'arrêtera un jour pour observer la différence entre la façon dont les Américains ont abordé une urgence et la façon dont ça se fait chez nous, au Québec, au Canada, pour la raison suivante: notre système politique à nous est inspiré du système parlementaire britannique. Le système des caucus, chez nous, nous permet de mieux travailler lorsqu'il s'agit de faire face à une urgence", a opiné Jean Charest, mardi, à l'occasion d'une allocution à la tribune du Conseil des relations internationales de Montréal.
"Moi, mon expérience m'a appris que dans les circonstances où nous devons poser un geste qui est fort, parfois impopulaire à court terme, notre système politique à nous, au Québec, et au Canada, est mieux adapté", a-t-il ajouté.
Il a même affirmé que les députés n'avaient pas à suivre systématiquement la ligne du parti et que cela aidait. "Ce système politique rend nos députés moins vulnérables, leur donne davantage de confort, d'aisance lorsqu'il s'agit pour nous, politiquement, de faire face à des urgences", a dit le premier ministre.
Aux Etats-Unis, le plan d'aide du président George W. Bush a nécessité de longues négociations entre républicains et démocrates, et même entre tenants des ailes dures et modérées chez les républicains. Et le public ne prise guère le fait que l'administration américaine vienne en aide à Wall Street, à des institutions financières à coup de milliards de dollars.
M. Charest a aussi exprimé l'avis que nos institutions financières sont fort différentes et plus solides que les institutions américaines.
Lors de son allocution, M. Charest a essentiellement parlé du Sommet de la Francophonie, qui se tiendra du 17 au 19 octobre, de mobilité de la main-d'oeuvre avec l'Ontario et la France, ainsi que de projets touchant la Francophonie.
Il a rappelé que si le Canada a le pouvoir constitutionnel de signer des traités avec d'autres pays, ce sont les provinces qui ont souvent le mandat d'appliquer plusieurs clauses de ce traité, puisque cela tombe dans leurs champs de compétence. "Plus les pays se rapprochent, plus on interpelle les compétences qui relèvent des gouvernements provinciaux", a lancé M. Charest, citant les exemples de la mobilité de la main-d'oeuvre et des marchés publics (la possibilité de soumissionner lors d'appels d'offres).
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