OTTAWA - L'ancien Commissaire à la protection de la vie privée du Canada, George Radwanski, a dit lundi, lors de son procès, qu'il devait assumer une charge énorme de travail de sorte qu'il a dû travailler durant de longues journées lorsqu'il a été nommé commissaire.
Assurant sa propre défense, M. Radwanski a affirmé que le Commissariat n'était nullement préparé pour l'application des nouvelles lois, dont l'entrée en vigueur avait été prévue pour 2001, et que ses fonctions l'obligeaient à avoir fréquemment des repas avec ses collègues de travail.
Les frais pour les repas, payés par les contribuables et qui sont en partie au centre des accusations de fraude et d'abus de confiance, ont culminé après les attentats terroristes du 11 septembre 2001, en raison des nouvelles lois antiterroristes.
M. Radwanski a également indiqué qu'il avait obtenu un prêt hypothécaire de 35 000 $ de la part de son chef de cabinet, qui craignait qu'un prêt bancaire ne mène à des accusations de conflit d'intérêt. Les institutions bancaires étaient alors sur le point d'être soumises à l'examen de M. Radwanski concernant l'accès aux cotes de crédit pour les prêts personnels.
Il a dit que son chef de cabinet, Arthur Lamarche, l'avait avisé qu'il se "faisait des ennemis" avec ses luttes contre les atteintes à la vie privée dans le cadre des lois anti-terroristes et avec une autre qu'il menait contre la Gendarmerie royale du Canada.
©Tous droits réservés, nouvelles de la Presse Canadienne