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La présence du père est bénéfique à l'enfant, mais le travail la restreint

Presse Canadienne Article mis en ligne le 22 septembre 2008 à 23:00
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MONTREAL - Bien que l'implication des pères auprès des enfants ait des effets bénéfiques démontrés, le temps qu'ils passent auprès d'eux est en baisse depuis dix ans parce qu'ils consacrent de plus en plus de temps au travail et aux déplacements pour s'y rendre.
Ce sont là certains des éléments les plus marquants du Rapport 2007-2008 du Conseil de la famille et de l'enfance, qui porte cette année sur l'engagement des pères.
Les résultats de recherches compilés dans le rapport montrent que les enfants dont le père est présent et engagé présentent des avantages quant à leurs compétences cognitives et sociales, leur estime de soi et leur santé mentale.
Ces enfants ont également des comportements plus positifs et présentent moins de risques de mauvais traitements.
A l'inverse, les recherches associent l'absence ou le désintérêt du père à des symptômes dépressifs, des troubles de comportement et une faible estime de soi chez l'enfant.
Or, le rapport démontre également que, depuis 10 ans, le temps que les pères consacrent au travail, incluant les déplacements, a augmenté de façon constante, réduisant leur temps disponible pour les enfants.
Le Conseil de la famille et de l'enfance précise toutefois que ses données statistiques sur les pères sont bien pauvres et contiennent des omissions importantes. Le Conseil demande d'ailleurs que le questionnaire de recensement du Canada soit adapté pour que l'on puisse avoir des informations plus précises.
Ainsi, il est impossible de savoir combien d'hommes sont pères au Canada puisqu'un homme ayant une garde partagée ne sera pas noté comme père si ses enfants ne sont pas avec lui au moment de remplir le questionnaire. Aussi, les hommes en union de fait ne sont pas comptabilisés parmi les pères après une séparation même s'il y a une garde partagée.
Se basant sur une foule d'autres études, le Conseil établit néanmoins que la garde partagée après un divorce a pratiquement triplé entre 1995 et 2003, atteignant 29 pour cent.
Le Rapport note également que le parcours des pères s'est considérablement diversifié avec le temps, alors que l'on trouve désormais des pères de famille intacte, des beaux-pères de familles reconstituées, des pères sans conjointe ou des pères de deux frateries, pour ne nommer que ceux-là.
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