MONTREAL - Après la Fédération des commissions scolaires qui a fait récemment un portrait du travail des commissaires d'école, c'est au tour de la Fédération québécoise des directions d'établissement de présenter un sondage pour démontrer que le public appuierait l'idée de donner plus d'autonomie à l'école.
La Fédération québécoise des directions d'établissement d'enseignement (FQDE) a dévoilé un sondage, mardi à Montréal, pour appuyer sa thèse voulant que c'est l'école, et non la commission scolaire, qui devrait recevoir l'argent pour les services éducatifs, ainsi qu'une plus grande marge de manoeuvre en la matière.
Le 30 avril dernier, c'est la Fédération des commissions scolaires qui avait dévoilé une enquête sur les commissaires d'école, disant vouloir déboulonner certains mythes sur leur travail, leur utilité et qui ils sont.
En conférence de presse à Montréal, le président de la FQDE, Serge Morin, a nié être engagé dans une lutte à finir avec les commissions scolaires en vue d'obtenir plus d'argent. Il affirme qu'il ne veut pas la disparition des commissions scolaires, mais davantage de marge de manoeuvre et d'argent pour les directions d'école.
"Dans l'ensemble de nos propositions, on ne remet pas en cause les commissions scolaires. On dit que tous les éléments qui relèvent de l'aspect éducatif devraient se retrouver dans les établissements", ainsi que "le financement qui y est associé", a soutenu M. Morin.
Il serait prêt à laisser aux commissions scolaires la gestion des bâtiments, le transport écolier et l'informatique, par exemple.
Le sondage Léger marketing dévoilé à cette occasion laisse voir que deux tiers des Québécois interrogés (pas seulement des parents) pensent que les directions d'école n'ont pas toute la marge de manoeuvre nécessaire "pour faire de leur établissement une bonne école".
Toutefois, quand on a demandé aux citoyens interrogés quelle marge de manoeuvre serait essentielle à une bonne gestion des écoles, seulement 50 pour cent ont identifié l'option "recevoir le financement directement à l'école au lieu de le faire passer par les commissions scolaires".
Même si la ministre de l'Education Michelle Courchesne a affirmé que les commissions scolaires étaient là pour rester, M. Morin maintient son point de vue. "Nous on pense qu'en éducation, tout élément qui est statique, qui ne fait pas partie d'une réflexion, d'une pratique réflective, risque de nous emmener dans des corridors où on va dormir, où on risque de mal servir la clientèle scolaire."
La FQDE représente 2400 directions d'établissement au Québec.
Le sondage a été réalisé auprès de 1004 répondants adultes, du 21 avril au 1er mai derniers. Il comporte une marge d'erreur de 3,1 pour cent, 19 fois sur 20.
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