Annonces classées | Enchères | Appel d'offres | Emplois | Circulaires | Nos Hebdos | Interurbain | Rencontre en ligne
Transcontinental
Accès Mazda
La Nouvelle / L'Union
Carrefour Jeunesse Emploi
Envoyer ce texte à un ami Imprimer cette page Réagissez à cet article

Harper minimise l'importance des relations troubles de Maxime Bernier

Presse Canadienne Article mis en ligne le 8 mai 2008 à 0:00
Soyez le premier à commenter cet article
Harper minimise l'importance des relations troubles de Maxime Bernier
Le ministre des Affaires étrangères Maxime Bernier. LA PRESSE CANADIENNE /Tom Hanson
OTTAWA - En dépit des critiques et des inquiétudes de l'opposition, les conservateurs maintiennent que la relation récente du ministre Maxime Bernier avec une jeune femme ayant côtoyé pendant des années des motards criminalisés n'est pas d'intérêt public.
Le premier ministre Stephen Harper a même qualifié de "groupe de copains potineux" les députés de l'opposition officielle qui tentent d'en savoir plus sur cette histoire révélée au grand jour mercredi.
"On m'a dit qu'un de mes ministres a une ancienne copine, ce n'est pas mon affaire, ce n'est pas l'affaire de M. Duceppe, ce n'est pas l'affaire de M. Dion", a-t-il déclaré jeudi, juste avant de partir pour Toronto.
Pour sa part, le ministre Bernier a déclaré en Chambre que jamais il n'avait imaginé être un jour la cible d'une "attaque aussi basse et mesquine".
"Cela concerne ma vie privée, cela concerne la vie privée et le passé de mon ex-copine et la vie privée des gens n'est pas de vos affaires", a-t-il insisté au cours d'une période des questions survoltée.
M. Bernier n'a fait aucun autre commentaire à ce sujet, laissant le soin à ses collègues de répliquer à toutes les questions sur le processus de vérification des antécédents de son ancienne conjointe ainsi que sur la possibilité qu'elle aurait eu d'accéder à des dossiers secrets ou délicats.
Le personne en question, un ancien mannequin de 38 ans dénommée Julie Couillard, a été vue pour la première fois aux côtés du ministre à l'occasion de son assermentation à Rideau Hall l'été dernier.
Elle l'a accompagné au cours d'au moins un voyage officiel (à New York) et a été vue en sa compagnie à plusieurs événements publics, dont l'un en février.
Ce qui fait sourciller l'opposition, c'est que Mme Couillard a eu dans les années 1990 deux conjoints membres de gangs de motards criminalisés gravitant autour des Hells Angels.
Le premier s'appelait Gilles Giguère. Il était entrepreneur en construction et a été retrouvé criblé de balles dans un fossé en bordure d'une route à l'Epiphanie au printemps 1996.
L'autre, Stéphane Sirois, était membre des Rockers avant de devenir un informateur de la police.
Mme Couillard n'a jamais été accusée de quoi que ce soit.
Les ministres Jean-Pierre Blackburn et Lawrence Cannon se sont portés à la défense de leur collègue. "Tout le monde a droit à son intimité et à sa vie privée, qu'on soit ministre, journaliste ou dentiste", a martelé ce dernier.
Ce n'est cependant pas l'avis des partis d'opposition, qui affirment que la relation amoureuse de M. Bernier a pu mettre en péril la sécurité nationale et les secrets d'Etat.
Le chef bloquiste Gilles Duceppe, qui a été le premier à parler de cette histoire en public, estime qu'il est normal que l'opposition et le public se posent de sérieuses questions.
"Qu'une personne ait un passé semblable, est-ce que ce n'est pas un problème quant à la sécurité même du ministre, donc de l'Etat puisqu'il exerce un pouvoir d'Etat? Notre prétention, c'est que oui", a-t-il fait valoir.
C'est aussi l'opinion des libéraux. En l'absence du chef Stéphane Dion, c'est son bras droit, Michael Ignatieff, qui a présenté la position du parti jeudi. Selon lui, le problème n'en est pas un de moralité publique, mais bien de sécurité publique.
"Le passé de Mlle Couillard, ce qu'elle a fait, la longueur de ses jupes, ça ne m'intéresse pas. La question, c'est de savoir si les vérifications ont été faites et si elle a eu accès à des documents touchant la sécurité nationale du Canada", a-t-il expliqué.
©Tous droits réservés, nouvelles de la Presse Canadienne
Mauricie

Chroniqueurs

Chez nos voisins


La question du net

  • Êtes-vous en faveur de l'énergie éolienne?
  • Oui
  • Non