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Racisme, ségrégationnisme, xénophobie et le conseil municipal d’Hérouxville

Article mis en ligne le 29 janvier 2007 à 14:03
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Racisme, ségrégationnisme, xénophobie et le conseil municipal d’Hérouxville
Par le temps qui court, les sujets d’actualité qui me font réagir foisonnent. Ne croyez surtout pas que j’ai pris un abonnement à la Tribune libre, j’en laisse passer quelques-uns. Je me sens privilégiée d’être née au Canada (Québec) et de vivre dans mon pays où la liberté d’expression est ouverte à tous.

Autodidacte, j’appartiens à la classe moyenne. Il est tout à fait naturel dans notre processus de socialisation de rapporter pour soi nos expériences, de les analyser et de se faire notre propre idée.

Voici, il y a de ça 18 ans, je suis au Cégep, je suis inscrite dans une formation en bureautique et comptabilité. Nous sommes une vingtaine d’étudiants, dont trois Marocains qui arrivent tout juste et deux Haïtiennes qui sont nées ici.

Avec les Haïtiennes, l’intégration au groupe s’est faite agréablement, mais je ne peux pas dire la même chose des trois Marocains (deux femmes et un homme) qui sont de confession musulmane.

Ils sont arrogants et ils ne se gênent pas pour nous dire qu’ils sont supérieurs à nous en intelligence. Après les trois premiers mois, ils vont jusqu’à vouloir discréditer les professeurs. Ils parlent un français irréprochable et s’assoyant parmi nous, un matin, ils discutent dans leur langue maternelle à nous enterrer. Nous les avons endurés plusieurs jours et puis, poliment, nous leur avons suggéré de parler le français ou bien de baisser le ton. Ils n’ont pas tenu compte de notre remarque et ils continuaient à hausser le ton. Un gars du Saguenay s’est levé, a tapé sur la table et leur a dit d’aller s’asseoir ailleurs. Ils l’ont ignoré et ils ont continué leur verbiage. Étant donné que nous sommes d’une xénophilie innée, nous leur avons cédé notre table.

En 1997, je suis en vacances à Acapulco pour deux semaines et il fait très chaud. J’arrive sur la plage et près de moi, je vois une jeune femme voilée de noir vêtue. J’avais chaud pour elle. Je n’en avais jamais vu et arrêtant mon regard sur elle, j’ai senti que je la gênais. Puis, je vis venir vers elle, un homme, dans la jeune trentaine, beau et athlétique avec un maillot de bain sexy à l’américaine dont le corps ruisselait d’eau de mer. J’en conclus que c’était son mari. Elle a pris dans un sac de plage un drap de bain qu’elle déposa sur le sable et Monsieur s’y étendit. Puis, elle est retournée s’asseoir sur sa chaise droite. Pourquoi l’image de cette femme voilée me chatouille-t-elle encore aujourd'hui ?

En conclusion, je suis en accord avec le conseil municipal de Hérouxville d’exclure de leur communauté rurale les lapidations de femmes, les excisions et les visages voilés qui sont les stigmates des rites d’une religion archaïque. Alors, n’en faites pas tout un plat… ils ont le courage de dire tout haut ce que beaucoup pensent tout bas!

Kathleen Potvin, auteure

Saint-Louis-de-Blandford

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