Un pas en arrière! Deux pas en avant?
Esso fait marche arrière. Sous la pression populaire, la compagnie a décidé d’utiliser l’enseigne déjà bien connue Marché Express pour afficher ses dépanneurs au Québec, plutôt que la bannière On The Run comme partout à travers le monde.
Ce recul d’une puissante multinationale annoncerait-il d’autres conversions? Ce «pas en arrière» présagerait-il «deux pas en avant»? Se peut-il qu’en tant que consommateurs, nous ayons le pouvoir d’orienter les politiques publicitaires des grandes entreprises?
Allons de l’avant! Il existe chez nous un bon nombre de marques de commerce et de raisons sociales qui, bien qu’elles soient toutes légales, gâtent le visage français du Québec.
Travaillons donc à leur francisation, chacune et chacun de nous empruntant le moyen (boycott, rencontre de persuasion...) qui lui convient le mieux, soit personnellement soit collectivement.
N’espérons pas naïvement que Payless Shoe Store ou East Side Mario’s suivent, sans aucune intervention, l’exemple de Bureau en gros (Staples) ou de L’Équipeur (Mark’s Work Wearhouse).
N’allons pas non plus nous satisfaire béatement des amendements cosmétiques concédés au gouvernement par Second Cup et The Home Depot qui s’affichent respectivement Les cafés Second Cup et Home Depot (sic).
Le président de la Société, Yvon Camirand, lance un appel à tous : «Fiers de notre appartenance au Québec, il est tout simplement normal que nous ayons à cœur de contribuer, chacune et chacun à sa façon, à la promotion du visage français de notre pays.»
Société Saint-Jean-Baptiste