La banane volera-t-elle tralalalala, ne volera-t-elle pas?
Une banane volante qui coûtera au moins un million de dollars. Aïe! L’œuvre d’art sera subventionnée en partie par nos taxes. Le gouvernement fédéral et le Conseil des Arts et des lettres du Québec (CALQ) y participeront 65 000 $. Ils auraient dû se garder une petite retenue.
Une banane géostationnaire dans le ciel du Texas. «Il faut voir ça autrement», nous dit-on. Donc, ce peut-il que la banane en question soit appelée à évoluer en escale pour les oiseaux migrateurs du futur. Ben là! Nous avons les nôtres en bordure des autoroutes et le ridicule ne tue pas…
Pourquoi une banane? Tant qu’à y être, pourquoi ne pas faire voler une pomme? Au moins, la pomme a le privilège de pousser par ici et, en automne, les pommiers chargés de fruits ornent les campagnes québécoises. Donc, plus représentatif, n’est-ce pas?
Voici une autre absurdité : un billot fait de bouteilles en plastique recyclées, subventionné au coût de 10 000 $ par le CALQ et amarré dans les eaux de la rivière Saint-Maurice. Comme s’il n’y avait pas assez de pollution dans ce magnifique cours d’eau, je me demande après toutes ces années, qu’est devenue la belle «pitoune» (billot de bois) au soleil levant.
Kathleen Potvin, auteure
Saint-Louis-de-Blandford
Francis Laroche
Commentaire mis en ligne le 26 janvier 2007Quand on gère des budgets limités, me semble que nous devons y aller par priorités. Faut croire que nos priorités ne sont pas toutes situées aux mêmes endroits, à ce que j'en comprends !