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La lutte aux infections est une responsabilité partagée

Article mis en ligne le 20 décembre 2006 à 9:56
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La lutte aux infections est une responsabilité partagée
Dernièrement, j’ai pris connaissance d’un article du journal La Nouvelle. J’aimerais vous témoigner une situation que j’ai vécue récemment.

J’ai dû être hospitalisé quelques jours à l’Hôtel-Dieu d’Arthabaska à la suite d’une bronchite d’originale virale que j’ai malheureusement attrapée à cet hôpital.

J’ai été hospitalisé trois jours, soit du samedi au lundi. Des personnes ayant des problèmes d’infection, il y en avait sur l’étage. Évidemment, beaucoup de mesures sont prises par le personnel médical, dont le lavage des mains et, si nécessaire, gants, masques etc. Je les félicite.

À l’hôpital, les corridors et les ascenseurs sont probablement les endroits les plus fréquentés par le personnel médical qui se promène de chambre en chambre et par les visiteurs qui, de l’extérieur, arrivent et par les patients qui prennent leurs marches.

La fin de semaine est une période des plus achalandées par les visiteurs, mais je n’ai pas vu le personnel d’entretien. Le samedi et dimanche, je n’ai pas vu de personnel faire l’entretien régulier. Finalement, le lundi, la vadrouille est arrivée. On passe, mais on ne déplace pas les nombreux chariots dans les corridors compte tenu qu’il faut faire vite le tour de l’hôpital. Quand fait-on le ménage complet des corridors?

À la suite de ma bronchite, j’ai vidé deux boîtes de mouchoirs et la poubelle de ma chambre était pleine. On a fini par la vider le lundi avant-midi. J’ai demandé des informations et on m’a répondu que durant la fin de semaine, la poubelle aurait au moins dû être vidée le samedi ou dimanche. Mais on m’a aussi expliqué que le personnel d’entretien est réduit la fin de semaine. En effet, on m’a dit que seulement deux préposés sont affectés aux tâches d’entretien et qu’ils n’arrivent pas toujours à le faire.

Alors que le va-et-vient des visiteurs est à son maximum, l’entretien de l’hôpital est à son minimum. Il me semble que les hôpitaux devraient être plus vigilants sur l’entretien.

Il n’y a pas longtemps, à la suite du SRAS, on obligeait les gens dans les aéroports à tremper leurs chaussures dans un tapis désinfectant afin d’éviter la propagation de virus et de bactéries.

Pourquoi cette façon de faire, qui n’est pas dispendieuse, ne pourrait être utilisée à l’entrée de l’hôpital, à l’entrée des chambres là où il y a des cas d’infection et même pourquoi pas à l’entrée des ascenseurs de l’hôpital.

C’est beau de se laver ou de se rincer les mains avec le savon antiseptique, mais lorsque les chaussures de tous et chacun mélangent tous ces virus et les bactéries dans l’air ambiant et que l’on respire le tout, ne croyez-vous pas qu’il y aurait intérêt à repenser la gestion de l’entretien général des hôpitaux?

Il demeure que la responsabilité première est la vôtre, puisque c’est vous qui gérez les moyens pour y faire face. Je crois que vous pouvez faire mieux compte tenu des lacunes que j’ai observées et tout ceci dans le seul but de restreindre les maladies contagieuses. Quant aux infirmiers, ils sont en or.

Bruno Nadeau

Daveluyville

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