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La propagande du Père-Noël

Article mis en ligne le 12 décembre 2006 à 12:47
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La propagande du Père-Noël
Tout d’abord, j’aimerais féliciter l’organisation de Crèches en fête qui, depuis déjà sept ans, rallie les gens de notre région à se rappeler le sens de Noël. J’étais fort heureux de lire l’article à ce sujet dans la Nouvelle du 10 décembre. Ceci me rassure qu’il existe encore un sens à cette fête.

Mon fils, âgé de 5 ans, fréquente la maternelle et pour se mettre dans l’esprit des fêtes, il devait apporter son cahier de chansons pour les pratiquer à la maison. J’ai été attristé qu’il n’y ait aucun chant traditionnel qui rappelle les origines de cette fête.

Au contraire, la majeure partie des chansons faisaient référence à un bonhomme rouge étrange qui fait le tour du monde afin d’aller porter des cadeaux dans ma maison que j’ai moi-même achetée pour mes propres enfants.

Je suis conscient que les valeurs religieuses ne doivent pas être imposées, qu’il faut respecter tous et chacun dans ses convictions. Cependant, lorsque certains professeurs, des garderies, des médias, des publicités, imposent une croyance au Père-Noël, j’ai des restrictions.

Les biens pensants diront que ça développe l’imaginaire des enfants et qu’ainsi ils ont une part du rêve que seuls, eux, peuvent avoir. Je l’accorde, c’est bien pour l’imaginaire des enfants.

N'empêche que ça demeure de l’endoctrinement au même titre que certains religieux peuvent le faire. C’est une action systématique exercée sur l’opinion publique pour l’amener à accepter certaines idées ou courant de pensées.

Est-ce qu’il faut nécessairement que l’histoire racontée soit fausse pour que l’imaginaire se mette de la partie? Je me rappelle de mes cours d’histoire au secondaire. Lorsque mon professeur me racontait la découverte de l’Amérique ou me contait les batailles sur les Plaines d’Abraham entre Wolfe et Montcalm, le petit gars en moi se laissait embarquer et j’y croyais comme si j’étais là.

Mon imaginaire était mis à profit dans un contexte historique et sans feux d’artifice. Lorsque je raconte l’histoire de la naissance de Jésus à mes fils de 3 et 5 ans, ils voient la scène. Leurs yeux s’ouvrent tout grand, ils voient la crèche, le bœuf, l’âne, Jésus et Marie. Je suis persuadé, qu’en cet instant, leur imaginaire boue à profusion. Ce qui m’attriste, c’est que le Père-Noël est un gros tissu de mensonges.

Les parents sont contrôlés par celui-ci. L’enfant demande au Père-Noël ce qu’il voudrait comme cadeaux et ensuite les parents redemandent à l’enfant ce qu’il a demandé et vlan, ils viennent de se faire prendre. J’ai demandé un VTT.

L’enfant ne sait pas que ça vaut 500 $, par contre, les parents le savent. Ils ont deux choix. Ou bien ils s’endettent pour faire plaisir à leur enfant ou, au moment de déballer les cadeaux, le petit garçon déçu pleure du fait que le Père-Noël n’a pas répondu à sa demande. Tout penaud, vous lui dites qu’il a sûrement oublié ou qu’il doit avoir pris la mauvaise liste de cadeaux que les noms se sont échangés et lalalilalalair…

Puis, vous vous sentez mal de lui avoir menti. Je sais, je me suis déjà senti comme ça. Maintenant, je m’en tiens à la vérité et au gros bon sens. Ils savent que lorsque je leur donne des cadeaux à leur fête ou à Noël, c’est pour leur dire à quel point je les aime et que je tiens à eux. C’est une manière de leur dire, je leur dis aussi par des mots et des gestes quotidiens.

J’ai mis une crèche devant notre maison cette année. J’en suis fier parce que ça me rappelle notre histoire. Je souhaite de tout mon cœur laisser en héritage à mes enfants, la vérité enrobée d’amour.

Danny Boisvet

Warwick
Promutuel Bois-Francs

Chroniqueurs

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