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6 décembre : un ruban blanc pour dire...

Article mis en ligne le 28 novembre 2006 à 10:33
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6 décembre : un ruban blanc pour dire...
À l’école Polytechnique, le 6 décembre 1989, 14 femmes perdaient leur vie, en raison du seul fait d’être une femme. Par la suite, plus rien n’a été pareil. Bien des questions sont restées en suspens. Comment? Pourquoi?

Dix-sept ans plus tard, nous pourrions espérer que la tragédie de la Polytechnique ne fut qu’un cas isolé, qu’une folie meurtrière démesurée et pourtant, la violence fait encore des ravages. Depuis 1989, au Québec, 622 femmes ont été tuées par des hommes en tant qu’hommes.

En 1991, une loi (C-17) voyait le jour (qui sera bonifiée en 1995 : C-68) dans le but de réduire le nombre d’homicides par arme à feu. Le 15 juin 2000, la Cour Suprême du Canada confirmait la constitutionnalité de cette loi. Quinze ans plus tard, les résultats sont positifs. À ce jour, 90% des propriétaires d’armes détiennent un permis et 90% des armes sont enregistrées. Le taux de décès par arme à feu est à son plus bas depuis 30 ans : comparativement à 1995, 333 personnes de moins meurent chaque année.

Le taux d’homicides avec carabine ou fusil de chasse a diminué de 50%. Au Canada, les meurtres de femmes par arme à feu ont baissé de 85 en 1991 à 32 en 2004.

Malgré ces impacts positifs, le gouvernement Harper veut, en 2006, mettre fin au registre des armes à feu. Entre la sécurité des femmes et le lobby des armes à feu, le gouvernement Harper nous démontre bien où il positionne ses intérêts.

Il est bien certain que la loi sur les armes à feu ne réglera pas tout le problème de la violence faite aux femmes. Elle aura tout de même contribué à la réduction du nombre de «fémicides». Pour la sécurité des femmes, cette loi (C-68) prend tout son sens.

Il demeure important de continuer à sensibiliser les gens à un monde sans violence. On doit se rappeler, non pour s’apitoyer, mais bien pour manifester notre opposition à toute forme de violence quelle qu’elle soit. Le 6 décembre, je porte le ruban blanc et j’allume une chandelle à ma fenêtre à 18 h pour signifier mon opposition à la violence faite aux femmes.

Sylvie Pinard

Maison des femmes des Bois-Francs

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