La santé physique ou psychologique pour nos enfants?
Le gouvernement met beaucoup l’accent et d’argent sur l’activité et la santé physique dans les écoles afin de contrer l’obésité. C’est un beau geste de sa part, car, effectivement, les jeunes en ont besoin.
Mais je me demande en quoi le fait d’être capable de courir 100 mètres en «x» secondes, sans être essoufflé ou faire beaucoup de sport, changera quoi que ce soit si la santé psychologique n’y est pas.
Personnellement, je crois que le problème est d’abord et avant tout la santé mentale. Tout part de là. Le monde d’aujourd’hui est malade, malade psychologiquement. Si on veut que la situation s’améliore, on doit faire quelque chose. Comme les jeunes préparent leur futur, ne devrait-on pas débuter par eux?
Puisque les adultes d’aujourd’hui ne veulent pas changer (ils sont malades, ils le savent et ils veulent le rester), sensibilisons donc les enfants afin qu’ils ne fassent pas les mêmes erreurs que les adultes.
Si on ne peut éveiller leur conscience, alors continuons d’éveiller celle des enfants en souhaitant que, pour eux aussi, cette conscience ne s’endorme pas en vieillissant.
Imaginons ces enfants se sentant mieux dans leur peau, leur confiance grandissant en eux-mêmes. Apprenant à s’aimer, à se découvrir, à se respecter et à respecter le monde qui les entourent. Apprenant à gérer leur colère, leurs émotions et leur agressivité, à exprimer tout ça sans détruire ni se détruire.
Ne se sentiraient-ils pas mieux avec eux-mêmes et les autres? Ne seraient-ils pas plus motivés de grandir, de réussir?
En intégrant un cours de développement personnel dans les écoles, et ce, de la maternelle jusqu’à l’université, basé sur la croissance personnelle, alors là, le gouvernement travaillerait pour l’amélioration et le changement.
Il y a tant à faire pour aider nos jeunes à reprendre contact avec ce qu’ils sont vraiment. Il y a trop de douleur et de souffrance à l’intérieur d’eux. On en fait des bêtes sauvages et, après, ils doivent être sages, tranquilles. Ils ne doivent pas parler, ni bouger, ni même respirer… Paradoxal, non?
Malheureusement, les jeunes ont comme modèle une société, un monde malade. Tout ce qu’ils voient à la télé, ce qu’ils entendent à la radio et qu’ils subissent parfois dans leur propre famille leur sert de modèles. Laissez-moi vous dire qu’avec ce genre de modèles, il y a de quoi devenir agressif.
Aujourd’hui, malheureusement, les jeunes doivent s’élever seul. Combien d’enfants de 5 ou 6 ans, la clef au cou, entrent chez eux alors qu’il n’y a personne? Et à ce rythme, dès leur naissance, les bébés devront apprendre à changer leurs couches eux-mêmes!
La société est rendue là; ces jeunes devront apprendre à vivre ainsi. Mais si on leur donnait un coup de main pour améliorer leur présent afin qu’ils aient un meilleur futur?
Ces cours de développement personnel seraient, à mon point de vue, plus urgents, plus pertinents pour la santé et le bien-être de ces jeunes. C’est une réalité : tout part de la santé psychologique. Voyant dans quel état celle-ci se trouve, c’est de plus en plus pressant. Aidons-les à améliorer leur avenir.
Sonia Roberge
Drummondville
La S.R.A.A.D.D. / C.Q.M. partage votre opinion, madame !
Francis LarocheArticle mis en ligne le 28 novembre 2006
L'organisme Solidarité Régionale d'Aide et d'Accompagnement pour la Défense des Droits en santé mentale du Centre-Du-Québec et de la Mauricie (S.R.A.A.D.D. / C.Q.M.) partage votre point de vue, madame.
L'une de nos priorités depuis plus de 3 ans maintenant est de sensibiliser les jeunes à l'importance d'une bonne santé mentale et aux problèmes de santé mentale existants. Nous rencontrons les jeunes du secondaire 3, 4 et 5 de plusieurs écoles secondaires des régions Centre-du-Québec et de la Mauricie et la répercussion de notre passage est tangible. À ces âges, déjà, les problèmes de santé mentale peuvent se présenter, quand ce n'est pas un la situation d'un frère, une soeur, un parent, un ami à un tel problème peut se vivre. Les jeunes sont sensibles aux témoignages et à l'information reçue, et prennent contact avec notre organisme qui fournit l'aide et l'accompagnement nécessaire aux personnes habitant la région socio-sanitaire 04-17.
Bien sûr, notre action est une goutte dans l'océan de la santé mentale d'une personne et nous sommes conscients qu'il faudrait faire beaucoup plus, comme vous l'abordez dans votre propos, mais c'est une action qui compte beaucoup auprès des professeurs, des intervenants et des étudiantes et étudiants des écoles que nous rencontrons.
Nous sommes de passage à l'école secondaire de Drummondville depuis trois ans, comme dans plusieurs autres écoles de la région (là où notre présence est acceptée parce que la santé mentale et les problèmes de santé mentale représentent toujours un énorme tabou et que certaines écoles émettent la crainte que nous "contaminons" les jeunes de problèmes de santé mentale), et nous avons la ferme intention de persister encore plusieurs années à venir. La S.R.A.A.D.D. / C.Q.M. est un organisme à but non lucratif et est financé par le Ministère de la Santé et des services sociaux via l'agence de la région.
Pour de plus amples renseignements, vous pouvez communiquer avec madame Magalie Lapointe, conseillère de notre organisme et responsable des séances d'informations dans les écoles, au numéro sans frais suivant:
1 800 563-2212
Vous pouvez également consulter les informations concernant notre organisme sur la page suivante, dans le domaine Santé de la section Nos organismes, ou consulter notre site Internet à l'adresse suivante:
www.sraadd.com
En espérant, madame, avoir répondu à quelques-unes de vos préoccupations !