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Secret professionnel à l’hôpital…un manque

Article mis en ligne le 22 novembre 2006 à 11:18
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Secret professionnel à l’hôpital…un manque
Un manque, un code d’éthique à suivre, la confidentialité de plusieurs personnes mise en jeu…Voilà plein de questions qui portent à réflexion.

Il y a quelques semaines, je me suis présentée à l’urgence de l’Hôtel-Dieu d’Arthabaska.

Bien malgré moi, en attente, dans une petite salle d’évaluation, j’ai été témoin d’un manque de professionnalisme. Un jeune enfant venait d’être accueilli à l’hôpital pour des fractures subies à la suite de coups portés sur lui. Je dénonce haut et fort le geste de violence.

Par contre, en tant que professionnelle, nous nous devons, à mon avis, de s’élever au-dessus de tout cela pour mieux aider. Toutes les procédures ont été suivies, dans les normes; prise en charge de l’enfant, rencontre du parent, appel aux policiers, déclaration à la direction de la protection de la jeunesse (DPJ), appel à la famille, etc…

Tout cela a été fait…devant toutes les personnes qui attendaient, comme moi, comme simple citoyen. Tout cela aurait pu être fait de façon à protéger l’identité de cet enfant.

La réaction vive du médecin m’amène à prendre conscience de mes propres responsabilités en tant que professionnelle et en tant que citoyenne.

Nous avons comme mandat de protéger ces enfants, de préserver leur identité et aussi, d’aider le parent et la famille. Je pourrais nommer tous les noms des acteurs en jeu dans cette situation, entre autres, celui du médecin, comme celui-ci l’a fait, mais je crois sincèrement que je ne serais pas en train d’aider, je serais en train de réagir.

J’espère que les membres de cette famille, incluant l’enfant, ont reçu l’aide et le soutien nécessaires et qu’ils ont été référés aux bonnes personnes plutôt que de se faire poser des questions, crier après ou taper sur la tête.

Tout est dans la façon de faire… Je ne peux qu’espérer avoir sensibilisé les médecins à prendre le temps de se rendre à leur bureau pour passer sous silence, non la violence, mais l’identité d’une famille désemparée!

Annie Fournier

Victoriaville
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