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Appel à la solidarité du monde rural

Article mis en ligne le 1 novembre 2006 à 15:02
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Appel à la solidarité du monde rural
Si les orientations de l’Union des producteurs agricoles (UPA), dans le cadre du dépôt d’un règlement de contrôle intérimaire (RCI) sur la production porcine lors du prochain conseil de la MRC d’Arthabaska, vous inquiètent, il vous reste encore du temps pour agir.

Ce que la plupart des gens ne connaissent pas, ce sont les jeux de coulisses et d’influences que joue l’UPA dans tout ce processus.

Si vous souhaitez voir un changement dans cette situation, il vous faut aller assister à la prochaine rencontre de votre conseil municipal, le 6 novembre.

Mais avant, profitez de votre fin de semaine pour prendre contact et discuter avec vos conseillers municipaux. Encouragez-les à tenir leur position face au rouleau compresseur qu’applique l’UPA dans les diverses réunions et comités d’orientations qui se sont tenus et se tiennent encore depuis leur démonstration d’intimidation publique devant le conseil de la MRC d’Arthabaska, le 20 septembre dernier.

Trouvez des appuis dans votre municipalité et allez ensemble faire valoir vos idées à la prochaine rencontre du conseil municipal de votre localité. C’est important que vous y alliez.

Il faut dénoncer la position de contrôle et de mainmise que tente d’appliquer l’UPA à tout le territoire rural désigné à l’agriculture, en invoquant le droit de produire. Dans le droit de produire, l’UPA ne tient pas compte des impacts cumulatifs des déversements répétés de phosphore sur les sols, l’eau, la nappe phréatique et finalement sur les bassins versants.

Le Syndicat, à tous les niveaux où il intervient, refuse d’accorder une attention aux communautés rurales qui souhaitent un développement différent et plus durable de l’agriculture face à des pratiques agricoles industrielles qui ont comme objectif principal la rentabilité financière à court terme, mais avec un impact négatif global important sur la détérioration du milieu.

Affirmez-vous! Le droit de produire ne donne pas le droit de polluer! L’UPA ne travaille pas dans un contexte de concertation avec le milieu rural. Elle y impose plutôt la contrainte. L’UPA assujettit au droit de produire toute la population des communautés locales en refusant de prêter attention aux orientations que souhaiteraient donner ces populations rurales aux territoires de leur municipalité. L’UPA veut l’exclusivité du territoire pour son service.

Pourtant, la ministre Normandeau recommande la concertation à maintes reprises dans son document d’orientations à l’égard de la loi 54. De plus, elle préconise constamment de porter attention aux milieux riverains, aux milieux humides, aux bassins versants ainsi qu’aux boisés. La ministre recommande aux MRC de prendre possession de leurs territoires et de concilier les besoins de l’ensemble dans une optique de cohabitation harmonieuse entre les milieux agricoles et non agricoles.

Il n’y a pas que des éleveurs de porcs qui vivent en milieu rural. D’autres producteurs agricoles souhaitent aussi un milieu plus convivial, mieux concerté et plus respectueux des inter-relations agricoles et non agricoles. De plus, il existe d’autres alternatives pour exercer - pratiquer - opérer ces types d’élevages. Il y a encore place à la découverte et à l’alternative.

Dans le contexte qui nous intéresse, et que nous subissons, c’est le «bacon» et le «pouvoir» qui parlent.

Le sol agricole est perméable. Le purin de porc s’y infiltre pernicieusement...

Yvan Riopel

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