L’entraîneur-chef des Voltigeurs de Drummondville, Guy Boucher, a permis au Canada de présenter un formidable pourcentage d’efficacité de 50 % sur le jeu de puissance durant le championnat du monde de hockey junior. (Photo d’archives, Ghyslain Bergeron)
Guy Boucher ajoute un titre à son palmarès
Vainqueur d’une médaille d’or au championnat du monde des moins de 18 ans, le printemps dernier, en Russie, et déjà détenteur d’une bague de la Coupe du Président acquise il y a quatre ans dans l’organisation de l’Océanic de Rimouski, Guy Boucher a ajouté un autre titre à son palmarès, lundi soir, à Ottawa.
Dans son rôle d’adjoint à Pat Quinn, l'entraîneur-chef des Voltigeurs de Drummondville a aidé Équipe Canada à remporter le championnat du monde de hockey junior. En défaisant la Suède par la marque de 5-1, le Canada a raflé la médaille d’or pour une cinquième année consécutive. Du coup, la nation hôtesse a égalé le record qu’elle avait établi en demeurant championne entre 1993 et 1997.
«C’est un sentiment incroyable. C’est complètement surréel», a lancé Guy Boucher, dont la femme et les trois enfants étaient au nombre des 20 380 spectateurs présents dans les gradins de la Place Banque Scotia pour assister à ces moments forts en émotions.
«Au dernier championnat des moins de 18 ans, j’avais dédié ma médaille d’or à mon père, qui était décédé un an plus tôt. Celle-ci, je la dédie à ma mère, qui a subi une crise cardiaque le mois dernier», a confié l’homme de hockey de 37 ans.
Une pression immense
Avant son départ pour la capitale fédérale, Guy Boucher avait souligné que le fait que le tournoi se déroule en sol canadien pouvait s’avérer un danger pour l’équipe hôtesse.
«Dans le hockey, il n’y aurait pas pu avoir plus de pression qu’il y en a eu sur notre équipe durant ce tournoi», a réaffirmé Boucher.
«Non seulement le Canada n’a jamais le droit à l’erreur dans cette compétition, mais en plus, le tournoi se déroulait chez nous, devant nos partisans et une tonne de médias, a-t-il continué. De voir les jeunes se regrouper pour faire face à cette immense pression me rend très fier. Au lieu de subir la pression, c’est nous qui l’avons appliquée sur nos adversaires.»
Par ailleurs, Boucher s’est déclaré «extrêmement fier» du Québécois Angelo Esposito et de l'Ontarien Christopher DiDomenico, deux attaquants issus de la Ligue de hockey junior majeur du Québec qui ont évolué sur le premier trio aux côtés du meilleur joueur junior au pays, John Tavares. Dans le match ultime, DiDomenico a d’ailleurs été à l’origine du but gagnant marqué par Esposito.
«Esposito est un exemple de courage et de persévérance. Il n’a jamais abandonné, même après avoir été coupé trois années de suite au camp d’Équipe Canada. Personne ne lui donnait la moindre chance de faire l’équipe cette année, mais pourtant, il a connu un excellent tournoi.Quant à DiDomenico, il ne s’est pas seulement fié à son talent. Il a fait preuve de beaucoup d’acharnement», a commenté Boucher, qui a permis au Canada de présenter un formidable pourcentage d’efficacité de 50 % sur le jeu de puissance durant le tournoi (voir autre texte à ce sujet).
Les Voltigeurs bien représentés
Fait intéressant, un ancien membre des Voltigeurs de Drummondville faisait partie du personnel d’entraîneurs d’Équipe Canada junior cette année. En effet, Frédéric Chabot agissait à titre de consultant pour les gardiens de but. Chabot a porté les couleurs des Voltigeurs de 1986 à 1988.
Guy Boucher ne sera pas le seul membre actif des Voltigeurs à revenir à Drummondville avec une médaille autour du cou puisque le défenseur Dmitry Kulikov a aidé la Russie à mettre la main sur la médaille de bronze. Son compatriote Igor Golovkov, qui a disputé cinq parties avec les Voltigeurs en début de saison avant de quitter l’équipe, faisait également partie de la délégation russe.
Avant cette année, Guillaume Latendresse était le dernier joueur des Voltigeurs à avoir participé au championnat du monde de hockey junior. Le Canada avait raflé l’or, en 2005, à Vancouver.