Le 300, boulevard Industriel
La Ville n’appuie pas André Capistran
Dans ses démarches pour préserver le 300, boul. Industriel
Même s’il n’a pas reçu l’appui de la Ville de Victoriaville, André Capistran, nouveau propriétaire du 300, boulevard Industriel, veut tout de même entreprendre des démarches auprès du ministère du Développement durable, de l’Environnement et des Parcs (MDDEP) pour acquérir 20 000 pieds carrés du terrain afin de garder, là où elle est, la maison centenaire. S’il réussit, il louerait la maison des Vachon à un organisme sans but lucratif.
André Capistran a assisté, muet, à toute la séance du conseil municipal de Victoriaville, lundi soir, attendant la réponse de la Ville à la lettre qu’il lui avait fait parvenir.
Le maire Roger Richard a fini par répondre que la Ville ne s’opposait pas aux démarches de M. Capistran, mais qu’elle ne voulait pas s’immiscer dans ce processus.
La Ville s’est, pour ainsi dire, rivé le nez sur le MDDEP, lui ayant aussi fait part, cet été, de son intention d’acquérir la maison pour une valeur nominale et la louer ensuite à un organisme à but non lucratif dont la mission était apparentée au réservoir Beaudet. «On avait pensé à Canards illimités ou au Club des ornithologues.»
Il faut croire, a dit le maire, que le Ministère n’a pas retenu la proposition de la Ville puisqu’il confiait à Transports Québec le soin de vendre l’immeuble lors d’un encan, spécifiant que l’acquéreur devait faire place nette (démolir ou déménager les bâtiments).
Roger Richard a ajouté que si le Ministère renonçait aux conditions de l’encan, il devrait alors annuler la vente et lancer un nouvel appel d’offres.
Trois personnes, dont l’agent immobilier et ex-conseiller municipal, André Capistran ont déposé des propositions lors de cet encan tenu le 19 novembre dernier. Le Ministère voulait obtenir au moins 500 $ pour la maison et les autres bâtiments. M. Capistran a déposé la plus haute au montant de 5 500 $. Le Ministère exige que tous les bâtiments soient disparus au plus tard en juin 2009.
Le maire a spécifié que la Ville «encourageait» le nouveau propriétaire dans ses démarches, mais que, «en tout respect», elle ne pouvait prendre «parti» dans ce dossier. Si le Ministère devait réviser ses conditions et qu’un autre encan devait être organisé, la Ville ne voudrait pas qu’on lui reproche d’avoir favorisé un promoteur plutôt qu’un autre.
Au MDDEP, à qui la La Nouvelle Union s’était adressée avant la tenue de l’encan, on nous avait répondu que l’on voulait rester propriétaire de ce vaste terrain situé en bordure du boulevard Industriel, le gardant comme une «zone de gestion de la crue de sécurité» du réservoir Beaudet. On nous avait également signalé que la Ville pourrait toutefois y installer du mobilier urbain, sa piste cyclable étant située entre le 300, boulevard Industriel et le réservoir Beaudet.