Au jour du scrutin, le choix est clair pour les électeurs de Richmond-Arthabaska, selon le candidat conservateur Éric Lefebvre. «La décision à prendre le 14 octobre, c’est s’asseoir autour de la table des décideurs ou rester à l’extérieur et critiquer.»
Devant des militants et dans l’attente de Bernard Lord, coprésident de la campagne du Parti conservateur et ex-premier ministre du Nouveau-Brunswick, le candidat conservateur a dressé le bilan de sa campagne, disant, d’emblée, son bonheur et sa fierté du travail de «l’équipe Éric Lefebvre».
Au début comme à la fin de son allocution, il a répété qu’il voulait devenir une «courroie de transmission» des dossiers entre la population du comté et le gouvernement conservateur au pouvoir. «Je propose des résultats concrets plutôt que de faire de la critique éternelle. Je propose d’avoir un siège autour de la table des décideurs. Les dossiers que j’amènerai dans ma valise à Ottawa ne seront pas les dossiers d’Éric Lefebvre, mais ceux de la population.»
Voilà pourquoi, a-t-il répondu, il n’a pas présenté de plateforme électorale locale, ne prenant qu’un seul et exclusif engagement, celui de constituer une «table des décideurs» réunissant les intervenants des secteurs économique, agricole, culturel, touristique, les aînés et les jeunes.
«C’est une formule novatrice», a dit M. Lefebvre, ajoutant que les électeurs rencontrés au cours de sa campagne l’en avaient félicité.
«Je suis un bâtisseur et je veux bâtir avec vous; le temps de la critique est terminé!», a-t-il ajouté.
Que son adversaire bloquiste lui reproche de ne pas avoir présenté de plateforme électorale pour le comté «constitue le dernier de ses soucis».
Il a poursuivi en disant qu’au fur et à mesure de sa campagne, il a pu estimer l’ampleur du travail à faire dans Richmond-Arthabaska… «parce que beaucoup n’a pas été fait» dans le passé, a-t-il souligné.
Il dit avoir démontré qu’avec le parti au pouvoir, il pouvait poser des «gestes concrets», énumérant ces dossiers qui garnissent déjà «sa valise», expression qu’il utilise fréquemment.
Le développement de l’aéroport André-Fortin et l’implantation d’un parc industriel à Sainte-Anne-du-Sault, «pour lesquels le Bloc ne pourra jamais rien faire», le «dénouement de l’impasse» de cette demande de subvention de 500 000 $ pour l’agrandissement de Peintures récupérées du Québec, l’importance d’un appui fédéral au Festival des fromages, aux Fêtes victoriennes, au Parc Marie-Victorin en sont quelques exemples.
«Le député Bellavance peut promettre mer et monde, aux retraités de la mine Jeffrey, par exemple, mais il ne peut rien faire. Je propose de m’asseoir avec eux et le gouvernement au pouvoir pour trouver des alternatives réalistes et réalisables.»
«Plus le caucus va être fort, mieux seront protégées les fermes du Québec», a poursuivi le candidat conservateur, s’engageant à être un fervent défenseur du système de la gestion de l’offre. «Le maire de Ham-Nord a aussi compris que le Bloc ne pourra jamais rien faire pour les agriculteurs», a déclaré M. Lefebvre.
Le candidat conservateur dit avoir eu trois coups de cœur au cours de son mois de campagne : un premier pour Mme Savage (la mère d’Arthur l’Aventurier) dont il a acheté une toile à un encan-bénéfice, un second pour cette dame de 102 ans de Danville qui ne peut sortir pour aller voter, mais qui dira un «chapelet» pour lui et un troisième pour le petit William Denault-Toussaint (voir le texte complet au
www.lanouvelle.net).
Là-dessus, justement, Éric Lefebvre se défend bien de faire de l’«électoralisme» sur le dos d’un enfant malade, comme le lui a reproché son adversaire André Bellavance.
Le candidat Lefebvre a aussi appris, avec étonnement, que le conseil d’administration des Fêtes victoriennes lui avait adressé publiquement des reproches. «Je m’excuse auprès d’eux. Je croyais que le déficit était du domaine public.»
Venu appuyer la candidature d’Éric Lefebvre, Bernard Lord a dit que les électeurs avaient un choix «important à faire le 14 octobre». Dans un contexte économique incertain, il faut choisir un chef «qui sait ce qu’il fait et où il s’en va». «Ce n’est pas le temps de chambarder le système comme le proposent Stéphane Dion et Jack Layton en investissant des milliards.»
Au Québec, a poursuivi le coprésident de la campagne conservatrice, il y a des «dossiers à débloquer», un «caucus» à renforcer. «Il faut Éric à la table plutôt que d’isoler encore Richmond-Arthabaska.»