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La situation s’améliore, mais il y a encore du chemin à faire

Avertisseurs de fumée dans les résidences

Claude Thibodeau par Claude Thibodeau
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Article mis en ligne le 8 octobre 2008 à 15:25
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La situation s’améliore, mais il y a encore du chemin à faire
La situation s’améliore, mais il y a encore trop de résidences non conformes relativement aux avertisseurs de fumée, souligne le directeur du Service de la sécurité publique de Victoriaville, Martin Leblond.
La situation s’améliore, mais il y a encore du chemin à faire
Avertisseurs de fumée dans les résidences
«Ça s’améliore, mais il y a encore trop de situations non conformes», commente le directeur du Service de la sécurité publique de Victoriaville, Martin Leblond, au sujet des avertisseurs de fumée.
À l’occasion de la Semaine de la prévention des incendies, les pompiers de Victoriaville ont, encore cette année, effectué des visites à domicile, le samedi 4 octobre. «Une trentaine de pompiers y ont pris part en cognant aux portes de 1 210 résidences. De ce nombre, 718 ont été visitées par les sapeurs», souligne le directeur Leblond.

Le constat des pompiers : 570 résidences étaient conformes alors que des avertisseurs étaient manquants ou défectueux dans 148 domiciles.

Les contrevenants reçoivent un avis de non-conformité les invitant aussi à remédier à la situation.

Les portes ne se sont pas ouvertes dans 492 résidences en raison de l’absence des occupants. «Ceux-ci doivent remplir le formulaire qu’on leur a laissé et nous le retourner attestant de la conformité de leur domicile», mentionne Martin Leblond.

Le directeur prévient que la période de grâce est terminée. Fini la sensibilisation, la répression attend les récalcitrants. «Moi, je participe à des campagnes de prévention depuis plus de 20 ans et on arrive toujours aux mêmes résultats, observe le directeur Leblond. Les avertisseurs de fumée constituent la seule façon de sauver des vies. On en est donc rendu à faire respecter la réglementation.»

Dans les prochains mois, les autorités séviront à l’endroit des contrevenants.

Le règlement de la Ville de Victoriaville, adopté en 2007, prévoit, si le contrevenant est une personne physique, une amende variant entre 50 $ et 100 $, et une amende entre 75 $ et 500 $ pour une personne morale.

En substance, des avertisseurs de fumée fonctionnels sont obligatoires dans chaque logement, dans chaque pièce où l’on dort ne faisant pas partie d’un logement, à chacune des étages et un avertisseur est également requis dans les sous-sols.

Les propriétaires doivent fournir les avertisseurs, mais il revient aux locataires de les entretenir et de changer les piles au besoin.

En plus des visites à domicile pour les avertisseurs de fumée, les pompiers, durant tout le mois d’octobre, procèdent à des exercices d’évacuation dans des édifices publics, notamment les résidences pour aînés et les écoles.
Le fléau des fausses alarmes
Le Service de sécurité incendie de Victoriaville est aux prises, comme bien d’autres au Québec, avec un très grand nombre d’appels non fondés et de fausses alarmes.
«Environ 40% de nos appels constituent des fausses alarmes», révèle le directeur Leblond, rappelant que ces appels entraînent des coûts énormes, sans compter les risques pour la sécurité des pompiers lors des déplacements.

«Il y a aussi le fait que, lorsque nous sommes sur les lieux d’une fausse alarme et qu’arrive un appel fondé, les délais d’intervention sont plus longs. Nous, ce qu’on veut, c’est de protéger les citoyens en cas de besoin», explique-t-il.

Le directeur du Service de la sécurité publique insiste pour sensibiliser les détenteurs de système d’alarme relié à une centrale. Bien souvent, les citoyens sont plus ou moins informés du fonctionnement de leur système. «Les gens doivent pouvoir, en cas de besoin, neutraliser le système advenant une fausse alarme pour éviter un déplacement inutile pour les pompiers», fait remarquer Martin Leblond.

Le déclenchement inutile de fausses alarmes peut aussi se traduire par une amende pour les citoyens, les commerçants, les gens d’affaires et les industriels. «L’amende est de 50 $ pour une deuxième fausse alarme et les subséquentes à l’intérieur d’une période de 6 mois», fait savoir le directeur Leblond.

Par ailleurs, à l’approche de la période hivernale, Martin Leblond rappelle également l’obligation du ramonage annuelle des cheminées.

Les citoyens peuvent contacter le Service de sécurité incendie pour obtenir une liste d’entreprises effectuant ces travaux.

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