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Le Parti vert tout simplement le «parti de l’avenir»

Son candidat dans Mégantic-L’Érable continue d’y croire

Carol Isabel par Carol Isabel
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Article mis en ligne le 8 octobre 2008 à 10:43
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Le Parti vert tout simplement le «parti de l’avenir»
Jean-R. Guernon, candidat du Parti vert dans Mégantic-L’Érable
Le Parti vert tout simplement le «parti de l’avenir»
Son candidat dans Mégantic-L’Érable continue d’y croire
Candidat aux élections fédérales de 1988 et 1993 dans Frontenac, Jean-R. Guernon est de retour dans la course électorale après une absence de 15 ans et toujours sous les couleurs du Parti vert. L’auteur et écologiste de Saint-Ferdinand est entré à pied levé dans la campagne pour venir défendre les idées de son parti.
M. Guernon, qui affirme être demeuré en contact étroit avec son parti au cours des dernières années, croit toujours à ses politiques basées sur l’écodynamie des gens et des ressources. «C’est le seul parti qui a basé ses politiques entièrement sur ce principe. Elles sont la voie la plus efficace».

Contrairement aux autres partis, le Parti vert comprend les limites à la croissance fondées dans la science et établies par la capacité biotique de notre planète. «Nous devons respecter ces limites. Autrement, nous épuiserons les ressources, dégraderons notre environnement et mettrons en péril notre économie, notre santé et l’avenir de nos enfants. Les pays où des Verts ont été élus sont des pays qui ne compromettent pas l’environnement au profit de l’économie».

M. Guernon rappelle aussi que son parti a été visionnaire en étant le premier à mettre de l’avant une taxe sur le carbone qui contribuera à combattre les changements climatiques et contrer les gaz à effet de serre. «Cette taxe se traduira inévitablement par l’augmentation du prix des ressources à grande intensité carbonique comme l’essence, l’électricité et le fuel mais d’autres taxes seront réduites pour compenser ce phénomène. Par conséquent, l’incidence globale de la taxe sur le carbone du Parti vert sera généralement neutre grâce à une nouvelle fiscalité».

Le candidat du Parti vert ajoute également que le gouvernement devra assumer une partie des coûts pour changer le comportement des consommateurs et des entreprises pour faire en sorte qu’on se dirige vers des véhicules et un chauffage propre. «Ce n’est pas en récompensant les pétrolières à outrance qu’on va pousser l’industrie à bouger. Quoique les gouvernements fassent, si on ne produit pas notre énergie à partir de sources renouvelables pour faire une société à l’hydrogène, on se dirige vers une catastrophe économique et écologique. On le voit de nos yeux avec les conséquences du réchauffement climatique, par les banquises, par exemple, qui fondent à vue d’œil dans le Grand Nord et la faune qui est pour la première fois menacée par ces changements».

Dans un autre ordre d’idées, si le Parti vert milite pour l’arrêt de la participation du Canada à l’intervention militaire de l’OTAN en Afghanistan, M. Guernon ne croit pas que les troupes doivent quitter le pays pour autant. «Notre Parti soutient le maintien d’une présence canadienne dans le cadre de l’opération de reconstruction sous l’égide de l’ONU».

Plus localement, M. Guernon en ajoute sur les avantages réels de l’écologisation des régions. «Concrètement en tout cas, on cancellerait par exemple les coupures inconsidérées de Harper envers les artistes d’ici. Ce gouvernement n’a aucune sensibilité pour les créateurs locaux, il n’a aucun plan pour les autres innovateurs. Il n’aurait pas, par exemple, de proposition de soutien pour les agriculteurs qui voudraient récupérer le méthane de leurs purins avec les dernières technologies européennes. Tout se fait pour maximiser les profits. Nous, on favoriserait, par exemple, la consommation de produits locaux en incitant les chaînes d’épicerie à présenter un volume adéquat de ces produits».

S’il estime le Parti conservateur comme le seul qui n’est pas vraiment vert comparativement au NPD et au Parti libéral devenus plus «verts», M. Guernon considère la présence de Christian Paradis aux Communes comme un atout pour le Québec, beaucoup plus que celle du Bloc québécois par exemple. «Surtout, son rôle de secrétaire d’État à l’agriculture n’a pas de prix pour la région».

M. Guernon met toutefois un trait en ce qui regarde l’environnement. «Je ne crois pas que son rôle de ministre au sein de la fonction publique ait donné quelque chose de particulier à la région même s’il a été membre du comité législatif sur la Loi canadienne sur la qualité de l’air. Est-ce que son rôle a été de l’assainir? Ferait-il la promotion d’une taxe sur le carbone pour assurer la pérennité de l’environnement? Non. Il n’est pas là pour comprendre les politiques environnementales mais pour contrer ceux qui les remettent en question».

Pour ce qui est du Bloc québécois, M. Guernon parle d’un parti opportuniste qui n’est là que pour narguer le parti au pouvoir et les autres Canadiens. «Il est un irritant constant pour toutes les autres provinces ayant comme thème centrale à sa politique la souveraineté du Québec qui ne représente pas l’option actuelle de la majorité des Québécois».

«Pourtant, ce sont les deux partis les plus populaires dans la région», de se désoler M. Guernon qui est père de deux enfants et aussi grand-père de cinq petits-enfants.

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