Éric Lefebvre
Le cas du petit William, un «cheval de bataille» pour Lefebvre
Dans sa valise de futur député, le candidat conservateur Éric Lefebvre vient d’ajouter «et sur le haut de la pile», celui du petit William Denault-Toussaint, un bambin de trois ans atteint d’une très rare maladie congénitale, dont le cas l’a ému au point d’en faire son «cheval de bataille».
Il dit être «tombé en amour» avec ce petit garçon de Windsor atteint de protoporphyrie érythropoïétique congénitale, une maladie du sang qui l’empêche de s’exposer non seulement aux rayons du soleil, mais aussi à certains types de lumière artificielle.
Deux enfants au Québec, 77 dans le monde seraient affligés de cette pathologie. Depuis sa naissance, en août 2005, le petit William n’a jamais pu sortir de la maison de ses parents. Pas un rai de lumière ne doit y entrer et l’intérieur s’éclaire de la lueur des chandelles. Le sang du petit devient toxique s’il s’expose aux rayons UV.
Parce qu’il ne se déplace pas en fauteuil roulant et qu’il ne prend pas de médicaments, il ne peut être considéré comme une personne handicapée, a expliqué M. Lefebvre. S’il obtenait ce statut, des crédits d’impôts faciliteraient la vie de ses parents souhaitant construire une maison adaptée à la condition de l’enfant.
Selon le candidat conservateur, les parents auraient fait un appel au bureau du député sortant, André Bellavance. «Est-ce que quelque chose a été fait?, a demandé M. Lefebvre. J’ai su qu’après un certain temps, l’adjointe du député a fini par rédiger une lettre. Mais il n’y a pas eu de suivi et jamais André Bellavance n’a parlé avec les parents.»
Éric Lefebvre a ajouté que par sa fondation Christian-Larochelle, il avait contribué une somme de 1 500 $ lors d’une activité-bénéfice pour soutenir la famille Denault-Toussaint.
Le cas du garçonnet est presque devenu un «enjeu électoral» aux yeux du candidat conservateur qui souhaite faire reconnaître sa maladie comme un très sérieux handicap.
Ginette Demers
Commentaire mis en ligne le 8 octobre 2008Bonjour madame Ruel,
J'ai pris connaissance de votre article concernant le petit William.
J'ai une question à vous poser : Est-ce la journaliste ou le candidat qui dit : "Dans sa valise de député..." ?