Richmond-Arthabaska n’a pas l’âme d’un conservateur!
D’entrée de jeu, entendez-moi bien : j’ai du respect pour Éric Lefebvre. Le candidat conservateur et conseiller municipal a plusieurs fois prouvé qu’il était un homme particulièrement dynamique et engagé dans son milieu.
Ce n’est pas contre lui que j’en ai, c’est plutôt contre son parti. Un parti qui fonctionne tellement à l’encontre des valeurs charnières du comté Richmond-Arthabaska qu’il est étonnant d’y retrouver un citoyen justement si près de son milieu.
Nous sommes une région qui se targue d’être le berceau du développement durable.
Le parti conservateur se moque des conventions environnementales internationales; et tant va la planète au gaz qu’à la fin elle s’étouffe.
Nous sommes une région habitée par des artistes et artisans inspirés, qui nous font honneur ici comme ailleurs avec fougue et passion.
Le parti conservateur n’entend encourager qu’une culture de compromis et de marché; et tant va l’art au commerce qu’à la fin il s’effrite.
Nous sommes une région communautaire et féministe, d’agriculteurs et d’activistes.
Le parti conservateur coupe dans les programmes de soutien au bénévolat, remet en doute le droit à l’avortement, préfèrerait punir qu’instruire nos enfants et soutient en silence les guerres et les pétrolières, deux rimes trop souvent voisines; et tant va l’humain aux oubliettes qu’à la fin il s’emmure.
Notre région comme notre circonscription n’ont pas l’âme des conservateurs actuels.
Et voilà un parti si contrôlé de l’intérieur que, aussi bien intentionné soit-il, même un candidat de qualité tel qu’Éric Lefebvre aurait grande peine à faire renverser la vapeur d’irresponsabilité et d’inconscience
du gouvernement Harper.
Selon moi, pour Richmond-Arthasbaka, le vrai pouvoir n’est pas à Ottawa : il est dans la collectivité, dans le souci du bien commun, dans le respect de ses plus profondes valeurs, et donc à des lustres du programme conservateur.
Nicolas Gendron, étudiant