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Les passions de Robert Carrier : le cinéma, le sport et les jeunes

Manon Toupin par Manon Toupin
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Article mis en ligne le 24 octobre 2008 à 9:44
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Les passions de Robert Carrier : le cinéma, le sport et les jeunes
Robert Carrier
Les passions de Robert Carrier : le cinéma, le sport et les jeunes
Robert Carrier, M. Cinéma Laurier, pourrions-nous l'appeler, fait partie du portrait victoriavillois depuis de nombreuses années. En fait, en 2009, cela fera 50 ans qu'il est au Cinéma Laurier.
Toutes ces années n'ont pas du tout altéré la passion que porte l'homme au cinéma. En effet, il continue de fredonner des airs connus de films qui ont marqué l'histoire du cinéma. Doté d'une mémoire phénoménale, il se souvient de répliques de films datant d'une quarantaine d'années et est même en mesure de décrire, comme s'il y était, de nombreuses scènes.

Il a commencé, au Cinéma Laurier, en installant, sur la marquise, les titres des films alors qu'il était étudiant. «Ça me donnait l'entrée pour les films», se souvient-il.

Ensuite, c'est tout naturellement qu'il est venu y travailler à temps complet, occupant les différentes fonctions que ce soit pour à la billetterie, au restaurant ou encore comme technicien pour la projection des films. Il a aussi été publiciste puis programmateur. «Je suis devenu actionnaire en 1969, puis unique propriétaire en 1987.»

Aujourd'hui âgé de 66 ans, il a toujours autant de plaisir à voir les différents films et il est convaincu qu'il était destiné à se retrouver au Cinéma Laurier.

«J'ai été élevé dans l'art. Ma mère chantait et la radio RCA Victor jouait toujours au «boutte» chez nous.»

Son cinéma sert aussi de lieu de diffusion et la plupart des organismes de la région y ont déjà présenté un spectacle ou un événement bénéfice. Robert Carrier est toujours prêt à prêter sa salle aux groupes, lorsqu'il sent que les gens veulent travailler au succès de leur événement et qu'il croit lui-même en la cause. Il souligne aussi qu'il est encore plus ouvert lorsqu'il s'agit de causes qui viennent en aide à la jeunesse.

Également, il n'hésite jamais, lorsqu'il reste quelques sièges pour les différents spectacles qu'il propose, à offrir les billets, gratuitement ou à rabais, à des jeunes ou des groupes. «Ça permet de remplir la salle».

Outre le cinéma, de nombreux jeunes de la région ont connu Robert Carrier à titre d'entraîneur, fonction qu'il a occupée autant au hockey qu'au baseball pendant 25 ans. Il indique même en souriant, lorsqu'on lui demande s'il n'a pas de regret de ne pas avoir de femme ou d'enfants, qu'il n'y avait pas eu de place dans sa vie pour une femme et que des enfants, il en avait eu 450 (dans le sport). «Le sport m'a servi à expliquer la philosophie de la vie dans laquelle j'étais heureux», indique-t-il. Cette philosophie veut simplement qu'on s'arrange pour faire quelque chose dans laquelle on sera bien.

«J'ai toujours regardé le bon côté de la vie. J'essaye d'être fidèle à ce que je dis. Quand les autres sont heureux, je le suis aussi et si je peux aider, tant mieux», ajoute-t-il.

De sa vie, il n'a aucun regret puisqu'il a toujours fait ce qu'il aimait. «Je me suis donné à 100% dans tout», indique-t-il. Et même si tout n'a pas toujours été facile pour cet homme, il demeure convaincu que lorsque tu fais ta vie de façon honnête, tu es récompensé.

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