Le pasteur Benoît Rancourt et sa femme Brigitte Neiderer, le pasteur Benoît Marcoux et son épouse Hélène Arseneau et le pasteur Guy Tremblay
Les églises évangéliques se mobilisent
Faisant face à de nombreux préjugés, les cinq églises évangéliques de Victoriaville ont décidé de se mobiliser afin d’organiser une journée bien spéciale. Ils ouvriront les portes de leur lieu de culte, le 19 octobre, afin de sensibiliser la population sur les valeurs et la vision de leur religion et, surtout, de démystifier les croyances populaires.
«Certains croient même que nous sommes une secte», a confié le pasteur de l’Église amour et vie, Benoît Marcoux. Lorsqu’on prononce le mot évangélique, plusieurs ont un gros point d’interrogation dans la figure, d’autres se font des images négatives ou ils n’en ont simplement jamais entendu parler.»
Cette réalité, les pasteurs la vivent quotidiennement lorsqu’ils marchent dans les rues ou ils échangent avec les gens. Selon M. Marcoux, ce ne devrait plus être le cas en 2008, alors que cette religion est connue à travers le monde entier. «Il y a 100 000 conversions par jour à la religion évangélique, ce qui représente le mouvement religieux le plus en croissance au monde. À Victoriaville, nous sommes entre 500 et 600 pratiquants, ce qui ne représente même pas 1% de la population. Cependant, en Ontario, on représente 18% de la population et c’est encore plus significatif aux États-Unis, avec 25%», explique-t-il.
Le pasteur explique cette différence par différents facteurs. «Dans les pays d’Afrique et d’Amérique du Sud, les gens sont persécutés et la seule façon qu’ils trouvent pour s’en sortir est de se tourner vers Dieu. Ainsi, ils découvrent le Dieu qu’on connaît. Également, l’emprise de la religion catholique qu’on l’on retrouve partout dans les secteurs publics nous a donné aucune chance de se faire connaître et surtout, elle a amené beaucoup de personnes à rejeter les institutions et à se méfier de tout nouveau mouvement», relate-t-il.
La différence fondamentale entre la doctrine catholique et évangélique se situe dans la manière d’être sauvé ou, en d’autres termes, d’aller au ciel, soutient le pasteur Marcoux. «On croit aussi au ciel et à l’enfer, mais la manière d’y accéder est différente. Pour les catholiques, c’est le principe de la balance, une personne doit mener une bonne vie sans trop avoir péché pour aller au paradis. Nous croyons que par sa mort à la croix, Jésus-Christ a payé pour tous nos péchés et qui nous l'a offert en cadeau. En reconnaissant que Jésus est mort et en reconnaissant que je suis pécheur, le salut me sera accordé. En donnant ma vie à Dieu, Dieu me donnera la vie éternelle», soutient-il.
Également, une autre différence majeure se retrouve dans la source d’autorité, explique le pasteur de l’Église baptiste évangélique de Victoriaville, Benoît Rancourt. «La Bible, c’est la source qui détermine ce que l’on croit. On peut se fier à 100% de ce que l’on retrouve dedans, car on croit qu’il n’y a aucune erreur. Dans les églises catholiques, c’est le pape ou les prêtes qui possèdent la vérité, et ce, même si cela diffère de la Bible», raconte-t-il.
Aussi, Benoît Marcoux souligne que les églises évangéliques ne sont pas en compétition avec les catholiques ou d’autres religions, bien au contraire. «On respecte les croyances de chacun, car notre objectif est d’offrir une occasion à une personne qui est en recherche spirituelle d’être guidée et orientée. On est vraiment une famille chrétienne qui se réunit pour discuter, échanger et apprendre à se connaître», conclut-il.
La journée portes ouvertes se déroulera le 19 octobre de 9 h 30 à 16 h aux églises suivantes : La bible parle (370, Girouard), Le Centre chrétien des Bois-Francs (889, Notre-Dame Ouest), l’Église baptise évangélique de Victoriaville (101, St-Paul), l’Assemblée chrétienne de la Grâce des Bois-Francs (1, Donalda) et l’Église amour et vie (34, Notre-Dame Ouest).
Ève-Line Bernier
Commentaire mis en ligne le 5 octobre 2008Juste un mot pour vous informer que le mot Bible est un nom propre, puisqu'il est bien question ici du livre saint, et non d'un recueil quelconque!
J'ai apprécié la justesse du commentaire de Benoît Rancourt, dommage qu'il n'y en ait pas eu davantage de rapporté.