Le candidat et député bloquiste, André Bellavance, accompagné de sa collègue de Compton-Stanstead, France Bonsant.
André Bellavance plaide en faveur des victimes d’actes criminels
Accompagné de la députée de Compton-Stanstead, France Bonsant, le député bloquiste et candidat dans Richmond-Arthabaska, André Bellavance, a plaidé en faveur des victimes d’actes criminels et souhaité que le gouvernement fédéral emboîte le pas à Québec pour qu’elles puissent conserver leur lien d’emploi au moment où elles traversent une dure épreuve.
Devant la presse régionale, André Bellavance a notamment fait valoir l’importance de trouver un bon équilibre entre les droits des criminels et ceux des victimes, entre la répression et la réhabilitation. «Sur le terrain, les gens me parlent de leurs préoccupations et ils se disent inquiets de voir Harper imiter les États-Unis. C’est bien beau la répression, mais qu’est-ce qu’on fait pour les victimes», s’est interrogé le candidat Bellavance.
Sa collègue, la députée Bonsant, a rappelé certains drames ayant bouleversé le Québec, dont les meurtres de Julie Boisvenu et d’Isabelle Bolduc. «Isabelle était une connaissance de ma fille. Et j’ai suivi la naissance de l’Association des familles des personnes assassinées et disparues qui mène plusieurs combats. Une des revendications vise à offrir aux familles les ressources et le soutien nécessaires. Le Québec a bougé avec la loi 58 pour permettre aux familles de s’absenter du travail tout en protégeant leur lien d’emploi», a-t-elle rappelé.
Mais ce n’est pas le cas dans le Code canadien du travail régissant certains domaines, comme les banques, les ports et les télécommunications. «Nous voulons que le Fédéral adopte les mêmes règles pour qu’on ne crée pas deux catégories de travailleurs», a indiqué la députée Bonsant.
La représentante de Compton-Stanstead a d’ailleurs initié le projet de loi C-550 qui, s’il était adopté, permettrait aux victimes d’actes criminels de toucher des prestations d’assurance-emploi pouvant s’échelonner sur une période de 52 semaines. «Il faut modifier la loi sur l’assurance-emploi. C’est terrible de penser que les victimes ne puissent toucher aucun revenu alors qu’elles vivent des temps difficiles», a-t-elle souligné.
Ce projet de loi en était rendu à la deuxième lecture à la Chambre des communes au moment du déclenchement des élections, obligeant ainsi la reprise du processus. «Mais nous reprendrons le combat lors de la reprise des travaux au Parlement», a promis France Bonsant.
«Le point important, dans ce domaine, c’est l’équilibre entre la répression et la réhabilitation, a repris le candidat Bellavance. On le prône depuis longtemps.»
Le Bloc québécois, a-t-il rappelé, fait part de certaines propositions et soutient que Stephen Harper devrait corriger des lacunes du système correctionnel. «Il faut abolir les libérations après le sixième de la peine tout comme le temps qui compte double, le temps passé en prison pour un détenu en attente de procès. C’est aberrant», a commenté André Bellavance.
Tout en insistant sur la peine à purger, le candidat Bellavance mise aussi sur la réhabilitation. «On assurerait ainsi un équilibre en faisant qu’il y ait une réhabilitation et une vraie justice en mettant fin aux sorties rapides de prison», a-t-il dit.
Le candidat bloquiste de Richmond-Arthabaska dénonce aussi le projet du gouvernement conservateur d’envoyer des adolescents dans les prisons pour adultes. «Harper essaie de faire un spectacle avec les sentiments des gens, une mesure populiste et électoraliste. Il existe des mesures plus efficaces que de les mettre dans les prisons pour adultes. Au Québec, a signalé André Bellavance, le taux de réhabilitation est élevé. Nous devons continuer dans ce sens.»
En prenant pour exemple les États-Unis, le candidat Bellavance a fait remarquer que la prison et même la peine de mort ne se traduisaient pas par une baisse du taux de criminalité.
Réplique à Lefebvre
Interrogé par le
www.lanouvelle.net, le candidat André Bellavance a avoué, en fin de journée jeudi, qu’il n’avait pas pris connaissance d’une affirmation de son adversaire conservateur Éric Lefebvre au sujet du dossier du parc industriel de Sainte-Anne-du-Sault.
Le candidat du Parti conservateur, Éric Lefebvre, a laissé entendre que le député Bellavance, saisi du dossier il y a trois ans, n’avait peut-être rien fait à ce sujet.
«Avez-vous parlé au maire de Sainte-Anne-du-Sault pour savoir s’il avait quelque chose à me reprocher?, a répliqué André Bellavance. Depuis le début de la campagne, le candidat Lefebvre lance des attaques et agit comme un député clandestin, virtuel en s’appropriant mes réussites. Quant aux dossiers qui arrivent à mon bureau, ils sont confidentiels.»
Jean-Stéphane Perron
Commentaire mis en ligne le 3 octobre 2008Expliquez-moi comment des dossiers peuvent-être confidentiels? Mon cher député du Bloc, vous êtes un tiers parti et je suis votre employeur. Et il est vrai que le seul temps que l'on entend parler de vous, c'est lorsqu'on reçoit votre panflet qu'absolum,ent personne ne lit!