Sandra Marceau habite Victoriaville depuis toujours. Elle voue, depuis qu’elle est toute petite, une véritable passion pour les oiseaux. Cet intérêt marqué pour les petites bêtes à plumes l’a conduit à fonder à même sa demeure, en juillet 2007, le Refuge Ami Coco.
«À ma connaissance, il n’y avait aucune ressource du genre à Victoriaville. J’ai voulu ainsi offrir un endroit pour accueillir les oiseaux, dont la population veut se départir», explique Sandra Marceau.
Les propriétaires d’oiseaux peuvent toujours les laisser dans une animalerie. «Mais je trouve que ça fait pitié. Les oiseaux n’ont pas la chance de sortir souvent de leur cage», dit-elle.
Avant de créer son refuge, Sandra s’est informée à la Société protectrice des animaux d’Arthabaska (SPAA).
En apprenant que l’organisme ne recueille pas les oiseaux, la jeune femme a décidé d’aller de l’avant avec son projet en juillet 2007.
Par le bouche à oreille d’abord, Sandra a fait la promotion de son service gratuit.
Puis, elle met en ligne, vers la fin de janvier, son site Internet que les internautes peuvent visiter au
www.refugeamicoco.com. «Depuis la mise en ligne, ça débloque», signale Sandra.
Le refuge Ami Coco reçoit les oiseaux de toutes sortes, du plus petit au plus grand, avec ou sans handicap. «Quand les oiseaux arrivent ici, je les place d’abord en quarantaine au sous-sol pour une période de deux à trois semaines pour m’assurer de leur bonne santé et éviter, s’ils sont malades, qu’ils contaminent les autres», souligne-t-elle.
Si, par malheur, un oiseau est malade, un traitement peut être possible, sinon on aura recours à l’euthanasie. «Ça m’est arrivé une seule fois», raconte-t-elle.
Une précision : Sandra Marceau n’accepte que les oiseaux d’intérieur. Ceux qui souhaitent se départir de leurs oiseaux sont invités à faire don également de leur cage et de leur reste de nourriture. «Mais bien peu de gens le font. La cage, c’est la maison de l’oiseau. Elle peut le sécuriser et faciliter la transition», note-t-elle.
Actuellement, le refuge Ami Coco regroupe une quinzaine d’animaux ailés de différentes espèces : pinson mandarin, pinson de société appelé aussi moineau du Japon, padda de Java, cockatiel, inséparable, perruche à collier et youyou du Sénégal.
Sandra Marceau espère que la population puisse entendre son appel. «Je veux que ça fonctionne encore plus, que les gens appellent, confie-t-elle. Je veux que les citoyens sachent qu’ils ont une alternative autre que l’animalerie pour délaisser leurs oiseaux.»
La fondatrice du refuge Ami Coco suggère aussi aux intéressés de bien s’informer avant d’acheter un oiseau. «Un oiseau, c’est plus complexe qu’un chien ou un chat. Un oiseau diffère de l’un à l’autre. On peut obtenir de l’information à l’animalerie ou encore sur Internet, notamment», précise Sandra.
On peut s’informer sur le refuge par le biais du site Internet ou en contactant Sandra Marceau au 819 752-2429.
Jocelyne Bélanger
Commentaire mis en ligne le 26 octobre 2008Un gros bravo à cette pour cette belle initiative et son beau travail.