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Santé mentale : quand rien ne va plus!

Hélène Ruel par Hélène Ruel
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Article mis en ligne le 1 octobre 2008 à 14:13
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Santé mentale : quand rien ne va plus!
Six représentantes des organismes. De gauche à droite, Sylvie Lavigne, de la Maison des femmes, Caroline Côté du Réverbère et d’Accès-logement, derrière, Nathalie Tremblay de l’Association Le PAS, Jennifer Rondeau de L’Entrain, Josée Baker et Hélène Grenier du CSSS. Pascal Lavoie du CIC et Caroline Nadeau du CSSS étaient absents au moment de la prise de photo.
Santé mentale : quand rien ne va plus!
Rarement, disent les intervenantes, on parle des services et ressources disponibles dans les Bois-Francs et l’Érable pour les gens souffrant de problèmes de santé mentale.
Cette fois-ci, à l’occasion de la Semaine de la maladie mentale (du 1er au 5 octobre), elles ont mis de côté leurs habituelles activités (conférences, kiosques) pour, plutôt, faire connaître leur mission.

Tant le milieu institutionnel que le milieu communautaire offrent des ressources pour les gens ayant des troubles sévères et persistants.

Dans le milieu institutionnel, le Centre de santé et de services sociaux (CSSS) d’Arthabaska-et-de-l’Érable constitue bien souvent une «porte d’entrée» quand plus rien ne va. «Plusieurs niveaux de services sont offerts», explique Josée Baker, psychoéducatrice travaillant au département de psychiatrie de l’hôpital.

Vingt-quatre heures sur 24, sept jours par semaine, le 8-1-1, l’urgence sociale répond aux appels de détresse. Selon les cas, un intervenant peut même se rendre au domicile de la personne. «Et, cinq jours par semaine, les gens peuvent être reçus, sans rendez-vous, au CLSC», précise l’intervenante Hélène Grenier.

L’urgence de l’hôpital constitue également un lieu d’accueil en cas de crise, un agent de liaison étant en poste. Il peut arriver qu’une personne soit alors référée à l’hôpital de jour ou admis au département de psychiatrie.

Les personnes souffrant d’une maladie mentale et habitant chez elles peuvent également obtenir les services du Centre d’intégration communautaire du CSSS de l’Énergie. Des éducateurs, travailleurs sociaux, psychologues, infirmières assurent le suivi intensif des gens de 18 à 65 ans.

Le milieu communautaire possède aussi sa gamme de ressources.

Le Groupe L’Entrain accueille, tous les jours ou à la fréquence où elles le désirent ces personnes qui, aux prises avec problèmes de santé mentale, veulent sortir de chez elles, participer à des activités, rompre leur isolement, explique l’intervenante Jennifer Rondeau.

Le Réverbère offre, pour sa part, un service de dépannage pour loger, à court terme, des gens en situation de crise psychosociale. «Le gros de notre clientèle, ce sont les personnes ayant des problèmes de santé mentale», explique Caroline Côté. Et, pour elles particulièrement, Le Réverbère gère depuis cinq ans, quatre logements (Accès-logement), des «appartements partagés». «Dans ces appartements, les gens peuvent développer leur autonomie.» Caroline Côté aime raconter l’histoire de cette dame qui a vécu durant vingt ans dans une famille d’accueil et qui, après avoir occupé un appartement partagé, peut, maintenant, s’occuper d’elle-même dans son propre logis.

L’Association Le PAS, quant à elle, s’occupe plus particulièrement des proches, des parents, des amis, des conjoints de personnes vivant avec des troubles sévères et persistants. «On organise des cafés-rencontres pour favoriser les échanges. Entre eux, ils peuvent s’épauler, même s’organiser afin de s’offrir du répit mutuel le soir ou les fins de semaine», explique Nathalie Tremblay.

Enfin, la Maison des femmes se fait un devoir d’accueillir toutes les femmes, qu’elles aient ou non des problèmes de santé mentale, précise Sylvie Lavigne. Par des ateliers, des groupes d’entraide, l’objectif reste le même, celui de reprendre du pouvoir sur sa vie, ajoute l’intervenante. «Ce peut être le cas d’une femme vivant une dépression, une situation de violence ou de pauvreté.»

Pascal Lavoie du CIC et Caroline Nadeau du CSSS étaient absents au moment de la prise de photo.

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