Le préfet, Lionel Fréchette, et le directeur général, Martin Lessard
La MRC se donne une vision d’avenir… durable
«Une MRC à caractère entrepreneurial avec une vision proactive de son développement, où cohabitent villes et campagnes, créatrices de richesses et de vitalité… pour un avenir durable.» Cette phrase constitue à la fois la définition, la vision, l’orientation de ce que veut être la MRC d’Arthabaska.
En conférence de presse, mardi matin, les autorités de la MRC, entre autres le préfet Lionel Fréchette et le directeur général Martin Lessard, ont expliqué que cet «énoncé de vision» constituerait le phare devant guider les actions des 24 municipalités et des organismes oeuvrant sur le territoire.
La MRC n’a pas l’intention d’oublier sur une tablette ce plan de développement stratégique 2007-2011 adopté à l’issue d’un vaste processus de mobilisation des intervenants du milieu.
Elle a d’ailleurs annoncé qu’elle créait un créait un «chantier permanent», un comité de suivi coordonné par M. Lessard et composé de six autres membres, deux élus et un représentant pour chacun des «chantiers» labourés au cours des discussions : les changements démographiques, la cohabitation harmonieuse des usages, le développement économique soutenu et diversifié et l’amélioration de la qualité de vie.
Il faut se souvenir que le plan de développement stratégique de la MRC comportait 213 actions différentes (en cours ou à venir) pour donner toutes ses couleurs au développement régional.
La MRC a clarifié ses attentes. Elle souhaite que les acteurs renforcent leurs liens. Elle veut aussi que la MRC conserve son avance en entrepreneuriat et en développement durable. «La région a souvent un ou deux pas d’avance dans ces domaines. Il ne faut pas s’asseoir sur nos lauriers», a dit Martin Lessard. Elle veut aussi que l’on crée un climat favorable à la rétention des jeunes, à la venue de la main-d’œuvre et à la relève.
La promotion des bons coups fait aussi partie de son «plan de match». Enfin, elle veut se distinguer par ses initiatives visant à mettre en valeur la diversité régionale, notamment son caractère rural-urbain, et accroître sa qualité de vie et son sentiment de fierté régionale.
L’énoncé de vision ainsi que la formulation des attentes de la MRC ne sonnent pas creux aux oreilles de Roger Richard, maire de Victoriaville. «C’est un credo où les mots ont leur importance.»
Il a même dit que l’énoncé de vision était un «entonnoir», une sorte de filtre par lequel les municipalités et la MRC évalueront la pertinence des projets qu'on leur soumettra. «On veut que notre MRC se démarque. Les gens ici, ont le goût de réussir, sans penser qu’un autre va tout régler à notre place. On ne veut pas être une quelconque MRC parmi les 88 de la province! Et on s’entend que pour la développer, tout le monde a une responsabilité et doit mettre l’épaule à la roue.»
Il a poursuivi en disant qu’avec le comité de suivi, c’est un peu comme si la MRC acceptait de se mettre en «reddition de comptes» s’assurant que tous gardent dans leur mire les objectifs à atteindre.
«L’énoncé de vision nous rejoint. C’est facilitant pour nous de connaître les attentes de la MRC», a renchéri René Thivierge, directeur général de la Corporation de développement économique des Bois-Francs.
«On se sent partie prenante», a, pour sa part, ajouté Chantal Charest, coordonnatrice de la Corporation de développement communautaire des Bois-Francs. Elle a précisé que le caractère «entrepreneurial» de la MRC ne visait pas seulement l’industrie. «On est reconnu, ici, pour être La Mecque du développement communautaire.»
Que la MRC s’engage à «porter» le suivi de la planification stratégique satisfait aussi la Société d’aide au développement des collectivités, laquelle avait été partenaire pour son élaboration, a indiqué son directeur, Jean-François Girard.
Un grand rendez-vous à un prochain forum est déjà fixé au calendrier de 2011, histoire de faire le point sur l’avancement des dossiers, de rectifier le tir, le cas échéant. Parce que, Martin Lessard, l’a bien spécifié, le plan stratégique doit demeurer «flexible», permettant de réagir aux opportunités et aux imprévus.