Geneviève Rocher et une partie de sa fresque présentée au Grave.
Une œuvre recomposée
Jusqu'au 31 octobre, le Grave de Victoriaville présente «Famille recomposée», de l'artiste Geneviève Rocher. Il s'agit d'un assemblage de papiers de tous genres.
La fresque fait le tour de la salle d'exposition et a été installée, carré par carré, selon un plan minutieusement élaboré. Chaque morceau a son positif en opposition à son négatif. «J'avais déjà fait une exposition intitulée «Former une famille» avec ces carrés. En les plaçant autrement, on se retrouve avec une «Famille recomposée»», explique-t-elle.
Pour son travail, Geneviève utilise différentes sortes de papier, comme du papier journal ou encore du papier japonais. «Le papier fait référence au dessin, à quelque chose de plus éphémère», note-t-elle.
Avec cette exposition, l'artiste souhaite amener le spectateur vers le travail de l'atelier avec ses montages remplis de pleins, mais aussi de vides. Le blanc du mur vient aussi prendre sa place dans l'oeuvre.
L'espace de la galerie et la volonté de s'approcher de l'empreinte et de la trace demeurent parmi les préoccupations de l'artiste.
Dans son papier, Geneviève utilise, entre autres, du papier journal. Mais pas n'importe lequel. Elle choisi le journal Le monde diplomatique, qui propose des photos d'œuvres d'art ou d'artiste en ses pages.
Avec cette exposition, elle souhaite que les gens voient le papier, le motif abstrait qu'il représente et l'espace qu'il occupe.
Geneviève Rocher en est à sa troisième présence au Grave. Elle avait notamment été de l'exposition soulignant le 20e anniversaire du Grave.
Détentrice d'une maîtrise en histoire de l'art de l'Université de Montréal et d'un baccalauréat en arts visuels de l'Université Concordia, l'artiste a participé à plusieurs expositions individuelles et collectives et participé à des interventions à Montréal et en France.