Julie Picard à travers son œuvre
Le travail de Julie Picard se pavane au Grave
Chaque sculpture de papier de l'artiste Julie Picard est une œuvre en soi. Mais réunies en peloton, tels des avions dans le ciel, les sculptures deviennent un tout aussi artistique.
L'artiste a choisi de les installer par terre, dans la salle d'exposition du Grave. «Le titre, «se pavaner», fait référence au paon, au niveau de la forme», explique-t-elle. En effet, chaque structure ressemble à une queue de paon déployée pour montrer sa grandeur et ses couleurs. Chacune est unique de par sa forme même si toutes se ressemblent un peu.
«C'est la deuxième fois que j'expose ces structures. La première fois, je les avais installées sur le mur, ce qui donnait un résultat tout autre», ajoute-t-elle.
Faites de papier journal récupéré, les structures prennent donc des aspects variés, autant par leur fond que par leur forme. «Ce sont aussi des objets éphémères qui rejoignent le besoin de laisser sa trace», ajoute-t-elle. Le papier journal fait aussi référence à l'aspect médiatique de son travail.
Son œuvre est véritablement environnementale et elle utilise, en plus du papier journal récupéré, de la colle sans solvant et biodégradable.
L'artiste a toujours travaillé le papier, en sculptures variées. On avait d'ailleurs pu apprécier son savoir-faire, en 2003, alors qu'elle y avait fait une résidence d'artiste au Grave.
Détentrice d'un baccalauréat en arts plastiques de l'université Laval, Julie Picard a présenté son travail lors d'expositions individuelles et collectives au Québec. Entre 2002 et 2008, elle a fait plusieurs résidences de production, dont une à la Cité internationale universitaire de Paris. Elle est boursière du Conseil des arts et lettres du Québec, de l'Office Franco-Québécois pour la jeunesse et de la Capitale-Nationale.
L'exposition se poursuit jusqu'au 31 octobre.