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Les immigrants de Warwick se dévoilent!

par Pierre-Olivier Girard
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Article mis en ligne le 27 septembre 2008 à 12:27
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Les immigrants de Warwick se dévoilent!
Massanvi Akouvi Akossou en compagnie de ses deux garçons
Les immigrants de Warwick se dévoilent!
Après avoir appris de A à Z les coutumes québécoises, les immigrants de Warwick ont dévoilé à leur tour leur coin de pays à travers l’exposition «D’où viens-tu?» lors de la journée de samedi. Cette activité était organisée dans le cadre des Journées de la culture, où la population était invitée à échanger, découvrir et même toucher des traditions venues de l’autre bout du monde.
Arrivée depuis 2001 au Québec, mais résidante à Warwick depuis seulement un an, la Chinoise Wendy faisait partie des six participants issus de différentes nationalités qui ont exposé à la Maison de la culture. «Je suis vraiment heureuse de faire cette activité, car je suis très fière de mon pays. C’est un plaisir pour moi de pouvoir le faire connaître aux gens», raconte-t-elle.

Contrairement à plusieurs immigrants, Wendy a travaillé fort depuis son arrivée au Canada pour apprendre le français. «Personnellement, je trouve que le français est une très belle langue, surtout lorsqu’on la chante. Si je veux que mes enfants s’intègrent bien, il faut que je leur montre l’exemple», conclut-elle.

Outre la Chine, la population a également eu la chance de faire un voyage de l’autre côté de l’Atlantique sur le continent de l’Afrique, plus précisément au Togo, en compagnie de Massanvi Akouvi Akossou, arrivée à Warwick depuis deux ans. «Pour m’intégrer, j’ai décidé d’aller vers les gens et de m’impliquer à travers différents organismes. Même si je parle français, il arrive à l’occasion que les gens ne saisissent pas ce que je veux dire, mais on finit toujours par se comprendre!», raconte-t-elle en rigolant.

Cependant, la décision d’émigrer de l’Afrique ne s’est pas prise du jour au lendemain. «Il a fallu attendre trois ans avant que mon mari, mes enfants et moi obtenions nos Visas. C’était une décision difficile, car du jour au lendemain, on a choisi de recommencer notre vie à zéro», admet-elle.

Pour sa part, Françoise Igonene, une immigrante française, a profité de l’évènement pour faire découvrir son côté artistique. «Je fais du pergamano, une technique utilisée au 14e siècle que l’on appelle également l’art du parchemin. Je commence de plus en plus à exposer à différents endroits au Québec et cela me permet d’avoir des contacts avec les gens», explique-t-elle.

Arrivée au Québec le 4 juillet 1960 en quête d’aventure, Mme Igonene a dû faire preuve d’une grande débrouillardise, n’ayant que 100 $ en poche et surtout, ne connaissant personne. «Je suis arrivée dans une bonne période, car il y avait une pénurie de domestiques. Avec ce travail, c’était la meilleure façon d’apprendre les coutumes québécoises, car je vivais directement chez les gens. C’est important de faire l’effort de s’intégrer, car sinon, tu vas toujours pleurer ton passé», confie-t-elle.

Selon l’organisatrice de l’activité, Marie-Claude Plessix, ce n’est pas tous les immigrants qui souhaitent s’afficher au grand public. «Il y a certaines personnes qui ont peur de se montrer, car ils souhaitent au contraire, se confondre à la masse. Également, certains sont nostalgiques de parler de leurs origines», soutient-elle.

Également, l’arrivée des immigrants à Warwick ne se reflète pas seulement dans le nombre d’habitants, mais aussi dans la manière de faire de certains commerçants, explique Mme Plessix. «Certaines épiceries se sont inspirées de l’Europe dans la façon de présenter leurs produits. Aussi, on retrouve des produits de la France que l’on ne retrouvait pas avant notre arrivée. C’est vraiment un partage de culture!», conclut-elle.

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