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«Le Bloc, c’est le parti des agriculteurs»

Claude Thibodeau par Claude Thibodeau
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Article mis en ligne le 26 septembre 2008 à 12:07
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«Le Bloc, c’est le parti des agriculteurs»
Le député et candidat André Bellavance en compagnie de son chef, Gilles Duceppe
«Le Bloc, c’est le parti des agriculteurs»
«Les conservateurs n’ont rien à présenter aux agriculteurs québécois. Le ministre Ritz devrait s’occuper des biscuits plutôt que d’agriculture», a lancé le chef du Bloc québécois, Gilles Duceppe, en réponse à la question d’une journaliste, vendredi matin, à la Ferme de Warwick, où il dévoilait sa plateforme électorale en agriculture, en présence de bon nombre de candidats bloquistes, dont le député de Richmond-Arthabaska, André Bellavance.
«Le Bloc connaît mieux la réalité des agriculteurs québécois que le ministre Ritz et ses fonctionnaires. Nous n’avons pas la prétention de vous dire quoi faire, mais c’est en vous fréquentant qu’on connaît vos besoins», a mentionné Gilles Duceppe à l’intention des producteurs agricoles.

Le chef bloquiste a salué le travail de son député Bellavance, porte-parole du Bloc en matière d’agriculture. «C’est votre homme, a-t-il dit. André fait une maudite belle job. Il connaît ses dossiers sur le bout des doigts et il sait écouter.»

La plateforme en agriculture a été conçue pour le Québec, a souligné Gilles Duceppe. «Il existe des différences entre le paysage du Québec et celui du Canada. Au Québec, on repose en grande partie sur le système de la gestion de l’offre alors que le Canada se tourne davantage vers l’exportation», a-t-il noté.

Le Bloc québécois fait donc de la gestion de l’offre sa priorité qu’il entend défendre. «On souhaite aussi aider les producteurs à vivre avec des revenus décents grâce à des programmes mieux adaptés à la réalité québécoise. Il faut bonifier les programmes existants et mettre en place une série de mesures», a signalé le chef bloquiste.

Gilles Duceppe a fait valoir que le gouvernement conservateur mettait en péril les agriculteurs. «Le Bloc, c’est le parti des agriculteurs, le seul capable de bloquer la route aux conservateurs», a-t-il indiqué.

«Le gouvernement Harper n’attend qu’une majorité pour mettre de l’avant son idéologie, a renchéri le candidat de Richmond-Arthabaska, André Bellavance. Seul le Bloc peut empêcher l’élection d’un gouvernement majoritaire.»

Le député a insisté pour dire que sa formation politique a toujours constitué la voix des agriculteurs à Ottawa. «Notre plateforme en agriculture représente un engagement pour la continuité à vous défendre. La gestion de l’offre, la crise du revenu, la salubrité des aliments, la relève agricole et la souveraineté alimentaire, autant de dossiers importants sur lesquels on met l’accent», a confié André Bellavance.

Heureux de recevoir la visite bloquiste chez lui, le propriétaire de la Ferme de Warwick, Jean-Noël Pépin, n’a eu que de bons mots pour le Bloc et son député. «C’est le Bloc qui nous représente le mieux, a souligné l’agriculteur. Le parti a réussi à faire adopter unanimement une motion pour que le Canada défende la gestion de l’offre sur la scène mondiale, un véritable tour de force. Nous sommes très reconnaissants pour leurs efforts.»

Des journalistes de la presse nationale attendaient la fin des allocutions pour questionner d’abord le chef Gilles Duceppe, non pas sur sa plateforme en agriculture, mais sur son leadership et sur son avenir. «Je le répète pour une 20e fois, je sollicite un mandat que je veux compléter. Et ensuite j’entends demander un vote de confiance dans le but de diriger le parti à l’élection suivante», a-t-il exprimé clairement.

Quant à l’avenir du Bloc, Gilles Duceppe l’a évidemment lié à la souveraineté du Québec. «C’est certain que si le Québec devient indépendant, nous n’aurons plus d’affaire là, a-t-il commenté. Entre-temps, nous y serons tant que les militants le décideront, tant que les Québécois jugeront qu’il leur faut un parti pour les défendre, comme c’est le cas pour les agriculteurs.»

Si, à la blague, le chef bloquiste a répondu à une question d’un journaliste anglophone sur la poutine, Gilles Duceppe a pu également élaborer sur la gestion de l’offre en réponse à une question laissant sous-entendre que ce mécanisme pouvait se traduire par des prix plus élevés. «C’est l’inverse. Le panier d’épicerie coûte moins cher ici qu’aux États-Unis. Et en Nouvelle-Zélande, les prix ont augmenté quand on a abandonné la gestion de l’offre», a-t-il signalé.

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