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L'aire de l'humanité : une œuvre symbolique

Manon Toupin par Manon Toupin
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Article mis en ligne le 26 septembre 2008 à 13:01
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L'aire de l'humanité : une œuvre symbolique
Lors du dévoilement de l'oeuvre.
L'aire de l'humanité : une œuvre symbolique
C'est devant une quarantaine de cyclistes, participants au Rallye de la diversité, qu'a été dévoilée mercredi, l'œuvre collective intitulée «L'aire de l'humanité» à la place Ste-Victoire de Victoriaville.
Une œuvre très symbolique et signifiante qui s'intègre le plus naturellement dans cet espace de rencontre et de nature.

Réalisée par Lynda Baril, Laurent Luneau et Michèle Rappe, l'œuvre se définit horizontalement par un trottoir de béton de 2 pieds de largeur par un pied d'épaisseur, épousant une forme carrée avec des côtés de 12 pieds. Chaque cube de l'ensemble renferme un objet significatif déposé lors du coulage du béton, par une personne immigrante de partout à travers le monde (Arménie, Belgique, Canada, Colombie, Congo, Cuba, Égypte, Haïti, Inuit et Syrie). Le carré est amputé de l'un de ses coins, symbolisant ainsi l'état de désorientation de l'immigrant lors de son arrivée dans un nouveau milieu. Un arbre, planté au cœur de l'œuvre, complète le portrait en illustrant l'action d'enracinement dans un nouveau contexte.

Dans ce projet, Michèle Rappe portait un double chapeau. En plus d'être artiste, elle se retrouvait dans cette œuvre qui parle d'immigration. Belge d'origine, Mme Rappe a connu l'immigration. «La symbolique est différente pour chacun. Moi ce projet m'a permis de me requestionner après huit ans et à réaffirmer le choix fait», souligne-t-elle.

Lynda Baril, quant à elle, est fille d'immigrant et a toujours été conscience du déracinement profond qu'entraîne ce changement de vie. Quant à Laurent Luneau, il se qualifie d'exilé temporaire, lui qui a vécu pendant deux ans en Afrique. «Je voulais, avec ce projet, confronter ce que j'ai vécu là-bas», a-t-il expliqué.

«L'aire de l'humanité» se veut une œuvre audacieuse puisqu'elle démontre clairement et concrètement que ce qu'on ne voit pas est plus important que ce que l'on voit.

Il faut aller au-delà de l'objet. «Cette œuvre est une trace, mais c'est aussi l'invitation à regarder l'autre avec cœur, à ne pas se fier à la première impression. C'est aussi le rappel que tout changement implique des choix, des découvertes et des deuils.

L'inauguration de cette œuvre s'inscrivait dans le cadre du Rallye de la diversité, un parcours cycliste de 400 km organisé aussi pour commémorer le 400e anniversaire de la ville de Québec.

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