Jean-François Roux
L’ADQ réclame une commission parlementaire
Les porte-parole adéquistes en matière de revenu, de développement économique et de santé, Jean-François Roux, Christian Lévesque et Éric Caire, ont réagi ce matin à la publication d’une étude sur la contrebande de cigarettes dans les écoles.
«L’étude des mégots 2008 démontre que nos écoles sont en train de devenir des marchés de contrebande et des lieux de prédilection pour les réseaux criminels. Il est grandement temps que le gouvernement mette ses culottes et fasse enfin respecter les lois québécoises par tous», déclare M. Roux.
Pour le porte-parole adéquiste en matière de revenu, la contrebande de tabac est devenue un véritable fléau. «Plus de 85% des jeunes fumeurs dans les écoles du comté du ministre du Revenu fument des cigarettes de contrebande. Les jeunes peuvent pratiquement se procurer des cigarettes de contrebande plus facilement que des bonbons. À Kahnawake, il y a maintenant un comptoir à tabac pour chaque 58 habitants. Les libéraux attendent-ils qu’il y ait plus de comptoirs à tabac que d’habitants sur la réserve pour intervenir?»
Christian Lévesque, porte-parole en matière de développement économique, rappelle que près de la moitié des fumeurs québécois délaissent les dépanneurs honnêtes pour aller acheter leurs cigarettes chez les contrebandiers criminels. «Le gouvernement abandonne nos honnêtes commerçants en refusant de faire respecter la loi sur l’ensemble du territoire.»
Éric Caire rappelle que les cigarettes de contrebande sont encore beaucoup plus nocives pour la santé. «La négligence du gouvernement en matière de contrebande a des effets néfastes non seulement dans les coffres de l’État, mais surtout sur la santé de nos adolescents. Dans les cigarettes de contrebande, Santé Canada a révélé que certaines substances cancérigènes y sont jusqu'à sept fois plus concentrées. Le tabac de ces cigarettes contient jusqu'à 20 fois plus de plomb, deux fois plus de mercure, sept fois plus d'arsenic et trois fois plus de cadmium que les cigarettes légales.»
Les députés adéquistes réclament donc qu’une commission parlementaire soit mandatée dès cet automne afin de trouver des solutions pour mettre fin au fléau de la contrebande. «Nous demandons aux libéraux et aux péquistes de se joindre à nous pour trouver de véritables solutions durables à ce problème majeur», ont conclu messieurs Roux, Lévesque et Caire.