Plusieurs pompiers de la région profitent des installations de l’Académie des pompiers à Bécancour pour vivre une formation pratique bien réelle. Ce fut le cas récemment pour des pompiers de Warwick qui ont vécu l’expérience.
«L’expérience est fort enrichissante, affirme le directeur du Service de sécurité incendie de Warwick. On se pense dans un vrai feu.»
En effet, les sapeurs entrent dans un simulateur recréant l’incendie d’une résidence avec flammes, fumée et chaleur intense. «C’est très réaliste comme expérience. Un scénario qu’on peut difficilement recréer lors de nos entraînements mensuels», souligne le chef Beaudet.
Tous les pompiers warwickois ont pris part à cette formation technique. Le directeur Bernard Beaudet souhaite ne pas en rester là et pouvoir éventuellement faire suivre une formation plus spécialisée à ses hommes. «La prochaine étape pourrait être la formation en matière d’intervention, d’approche avec le gaz propane, un élément avec lequel nous pouvons être confrontés», précise le directeur Beaudet.
Les pompiers de Victoriaville aussi utilisent, depuis environ un an et demi, les services de l’Académie des pompiers.
«Dans le cadre de la formation «pompier 1» que nous dispensons au Centre régional de formation de Victoriaville, nous envoyons nos élèves à Bécancour pour une formation pratique de quatre heures», explique le lieutenant Serge Carignan, responsable de la formation à Victoriaville.
Dans un premier temps, les pompiers, dans un simulateur, agissent davantage comme observateur. «Ils doivent observer la fumée, le feu, son comportement et les différents phénomènes. Ils constatent ce qu’ils ont vu en théorie», souligne le lieutenant Carignan.
Après l’observation, les pompiers entreront dans le feu dans l’action dans un bâtiment où l’on simule un incendie. «Les pompiers doivent alors intervenir, pratiquer la ventilation, rechercher des victimes, etc.», note l’officier.
Quatre groupes du Centre régional de formation en incendie de Victoriaville en feront l’expérience cet automne.
Le lieutenant Carignan exprime le souhait, par ailleurs, de soumettre les 48 pompiers de Victo, si le budget le permet, à une formation spécialisée concernant les matières dangereuses, dont le gaz propane.
Collaborateur au
www.lanouvelle.net, le photographe François Arel, s’est prêté à l’exercice au moment du passage des pompiers warwickois. Une expérience impressionnante, selon lui. «Ce qui m’a le plus impressionné, a-t-il commenté, c’est le travail des pompiers dans un milieu clos, un véritable travail d’équipe extraordinaire, bien orchestré. C’est impressionnant aussi de constater l’attaque qu’ils font. Je réalise que leur travail est difficile, sérieux et très exigeant.»
L’Académie des pompiers a vu le jour en 1979. Son siège social se situe à Mirabel, mais l’Académie, depuis deux ans, a un pied à terre à Bécancour.
Si l’Académie s’est plutôt spécialisée du côté industriel, elle ouvre de plus en plus ses portes aux pompiers municipaux qui, eux aussi, doivent intervenir lors de sinistres dans les entreprises.
«On s’ouvre de plus en plus aux municipalités. Et ce qui fait notre force, c’est l’écoute. On répond aux besoins des clients. On reproduit ce qui se retrouve chez eux», mentionne le directeur de l’Académie des pompiers, Martin Pellerin.
À Bécancour, l’Académie dispose de plusieurs plateaux permettant de valider différents objectifs de formation. «Nous possédons notamment une tour de trois étages pour les sauvetages en hauteur», précise le directeur.
L’Académie des pompiers regroupe sept instructeurs à temps plein et 25 autres à temps partiel.
La formation qu’elle prodigue touche de nombreuses facettes. Outre la prévention et le combat des incendies, l’Académie traite notamment des sauvetages en espace clos et en hauteur, des interventions en milieu industriel, des interventions en présence de matières dangereuses et des désincarcérations.