Le directeur régional du MAPAQ, Luc Couture, et la directrice générale du CIC, Solange Desrosiers Goupil, avec un nouvel outil, la cartographie des sols propices à la culture de la canneberge au Centre-du-Québec
Une 13e saison pour le Centre d’interprétation de la canneberge
«Au-delà de l’attrait touristique, le centre constitue un outil important pour démystifier la culture et la transformation de la canneberge et y fournir l’information la plus complète», a noté le directeur régional du ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation du Québec, Luc Couture.
En participant à la rencontre de presse marquant le lancement de la 13e saison du Centre d’interprétation de la canneberge à Saint-Louis-de-Blandford, le représentant du MAPAQ en a profité pour dévoiler deux nouveaux outils fort utiles tant pour le centre que pour les producteurs de canneberges.
Le MAPAQ, de concert avec le milieu, a produit deux cartographies, l’une identifiant les milieux humides du Centre-du-Québec et l’autre faisant état des sols propices à la culture de la canneberge.
«Pour la production de la canneberge, on utilise l’eau acide près des milieux humides. Les cannebergières valorisent les sols moins propices à d’autres productions», a expliqué Luc Couture.
Si on ne retrouve que 2 000 hectares, dont 1 600 en production, le potentiel de développement de l’industrie de la canneberge au Québec est grand. «On retrouve notamment 36 000 hectares de sol propice dans la MRC d’Arthabaska et 13 000 dans l’Érable. En fait, il y a de l’espace disponible dans chacune des MRC du Centre-du-Québec. On constate un potentiel de développement à long terme. On est capable de développer de façon intelligente la production de la canneberge en appuyant les producteurs», a indiqué le directeur du MAPAQ.
La récente étude du MAPAQ établit à 150 000 hectares au Québec les sols propices à la culture de la canneberge.
Le Québec compte une cinquantaine de producteurs, dont 42 habitent la région Centre-du-Québec.
Malgré cela, l’industrie manque de petits fruits, a soutenu le producteur et transformateur, Jean-François Bieler. «Nous sommes en pénurie de fruits, une situation qui pourrait s’étirer au cours des trois prochaines années. Cela s’explique par une demande sans cesse grandissante particulièrement en Europe et en Asie et par la popularité de la canneberge séchée qui représente 30% du marché comparativement à 2% il y a 10 ans», a-t-il fait remarquer.
Après avoir recueilli 86 millions de livres en 2006 et 64 millions l’an dernier, les producteurs québécois de canneberges entrevoient une récolte, cette année, de 75 millions de livres.
Le Centre d’interprétation de la canneberge
Le Centre d’interprétation de la canneberge (CIC) accueillera ses visiteurs à compter de vendredi jusqu’au 19 octobre du mardi au dimanche, avec une exception, le lundi 13 octobre, jour de l’Action de grâce.
Quelques nouveautés marquent cette 13e année. «Nous avons agrandi la boutique et nous y proposons trois nouveaux produits : une vinaigrette, un jus produit dans la région et des canneberges au chocolat», a souligné la directrice Solange Desrosiers Goupil.
Encore cette année, le CIC propose une visite en deux volets : d’abord, une visite guidée sous le chapiteau regroupant des panneaux thématiques et des objets liés à la culture, à la récolte et à la transformation de la canneberge.
«Les visiteurs visionnent également une vidéo de sept ou huit minutes, après quoi, on les amène dans les champs où ils assistent à la récolte», a indiqué la directrice.
À ce jour (lundi), 55 groupes ont confirmé leur venue au CIC. «Ça vient d’un peu partout, Montréal et Québec, entre autres, et la clientèle est variée. On accueille des bouts de chou de garderies, des jeunes des écoles et des retraités, notamment», a fait savoir Solange Desrosiers Goupil.
Bon an mal an, le CIC reçoit entre 8 000 et 9 000 visiteurs.