La candidate libérale dans Mégantic-L’Érable, Nicole Champagne
La candidate libérale promet de faire de son mieux
Mégantic-L’Érable
La candidate libérale dans le comté de Mégantic-L’Érable, Nicole Champagne, ne croit pas que le scandale des commandites, le présumé manque de leadership de son chef Stéphane Dion et la taxe du carbone que veut imposer le parti ne soient des éléments qui pourraient nuire à son élection du 14 octobre prochain.
De passage au journal, Mme Champagne a rejeté du revers de la main ce qui pourrait donner des munitions à ses adversaires et en particulier aux conservateurs. «Les commandites, c’est chose du passé. Il ne faut pas regarder dans le rétroviseur mais bien foncer en avant», dit-elle. «Stéphane Dion est un homme intègre et très intelligent et personne ne conteste son leadership. On l’a vu en campagne avec Michael Ignatieff cette semaine».
Pour ce qui est de la taxe sur le carbone, Mme Champagne explique que ce sont plutôt les industries pollueuses qui auront à payer la note et que cet argent reviendra dans la poche des contribuables et surtout des familles à faible revenu qui pourront profiter de crédits d’impôt, d’augmentations de prestations parentales ou de primes au travail, toutes des retombées du plan tournant vert des libéraux.
«Je peux vous assurer que la taxe d’accise sur l’essence ne sera pas augmentée alors qu’elle est déjà à 0.40 $ sous le gouvernement Harper. Ce ne sera pas à la pompe qu’on va être taxé», assure-t-elle. «C’est certain que notre gouvernement ne pourrait pas dire non plus que demain matin on baisse la taxe sur l’essence mais au moins on se promet d’être plus clair sur la façon dont ça fonctionne».
Quant à son adversaire conservateur, Mme Champagne croit qu’il a fait son job avec ce qu’il a pu. Je ne lui enlève rien. Il a battu un bloquiste qui avait battu un libéral. Quand la vague est bleue, elle est bleue. Quand elle est rouge, elle est rouge et je promets de faire de mon mieux quand je serai élue», de poursuivre Mme Champagne qui ajoute n’avoir rien à redire sur les autres candidats qui se présentent dans le comté.
Elle avoue cependant que le Bloc québécois n’a plus sa place à Ottawa. «Je pense que c’est peut-être une dernière élection pour le Bloc. Tout le monde se demande la pertinence d’un tel parti. Ce n’est pas le Bloc qui peut amener de l’argent dans le comté. Il faut que tu sois au pouvoir pour être en mesure de le faire».
Dans le comté de Mégantic-L’Érable, Mme Champagne estime qu’il y a de nombreux enjeux mais qu’ils diffèrent d’une région à une autre. Dans le Granit, ce sont des problèmes d’infrastructures et de routes, dans l’Érable, on est préoccupé par l’agriculture, alors que dans la région de l’Amiante, ce sont les industries et les manufactures qu’on n’a pas. C’est en travaillant ensemble qu’on sera capable de faire quelque chose».
Avec un agenda assez chargé, la candidate libérale a quand même pris le temps d’aller faire un peu de bénévolat à la popote roulante de Thetford Mines avant de se présenter ensuite au journal. «Je suis encore capable d’aller voir mon monde. C’est le fun de voir leur réaction. Les gens sont contents de me voir et me disent «Aie! C’est toi qu’on voit sur les pancartes».
Mme Champagne croit que la lutte dans le comté pourrait se faire à deux. «Je vais sur le terrain, je serre des mains et je fais beaucoup de porte-à-porte. Je suis bien accueillie comme libérale. Je sens que les gens veulent changer le gouvernement».
S’il s’agit d’une première campagne au fédéral, Mme Champagne a déjà eu l’appui de la population à titre de conseillère municipale de l’ex-municipalité de Robertsonville où elle a obtenu trois mandats. Catholique pratiquante (elle va à la messe), la candidate libérale vient de terminer son mandat comme marguillière de sa paroisse où elle a œuvré pendant six ans.
Actuellement retraitée, Mme Champagne fait toujours partie de l’association de l’action volontaire, de la popote roulante, des Filles d’Isabelle et est présidente du Cercle de Fermières dans la région de Thetford Mines. Elle était propriétaire d’un commerce de détail en artisanat et conseillait les artistes débutants dans leurs achats en peinture, toiles et encadrements. Elle a siégé au sein de plusieurs conseils d’administration tels que Récupération Frontenac, le Réseau des Groupes de Femmes Chaudière-Appalaches et la Commission scolaire de l’Amiante.
Elle est mariée avec Claude Binet depuis 33 ans et a trois enfants, Christian, Julie et Éric. Elle est également grand-mère de quatre petits-enfants.