L’adjudant Carl Lambert
Les militaires débarquent à Victoriaville
Une soixantaine de militaires, membres du 62e Régiment d’artillerie de campagne, utiliseront quatre véhicules canons pour des exercices sans tir réel à Victoriaville le 5 octobre entre 9 h et 16 h.
Pour l’occasion, les militaires se déploieront sur trois sites : au réservoir Beaudet, au Colisée Desjardins et au mont Arthabaska.
Cet exercice, précise un document, vise la mise en pratique et la révision des normes d’aptitude au combat qui seront exécutés lors de l’exercice avec des tirs réels, ceux-là, en novembre à Valcartier.
Le but de l’exercice à Victoriaville est de mettre en pratique les «drills» des servants de pièce pour améliorer leur confiance en eux et leur sens de l’urgence en prévisions des tirs réels.
«Mais l’exercice constitue aussi une opération de visibilité pour promouvoir le recrutement», a indiqué l’adjudant Carl Lambert de Victoriaville, sergent-major de le 81e batterie.
«Je supervise six canons représentant de 80 à 90 personnes», a précisé celui qui fait partie des réservistes depuis 19 ans.
L’adjudant Lambert consacre quatre jours par semaine à l’armée de réserve. «D’autres y oeuvrent à temps plein. Nous sommes très bien rémunérés», a-t-il précisé.
À Victoriaville, l’entraînement permettra aux visiteurs d’assister à des maniements de canon. «On répète les exercices que nous avons appris. Au mont Arthabaska, nous entendons déployer seulement un poste d’observation avec certains équipements, laser, jumelle, instruments de nuit», a souligné Carl Lambert.
Du côté du réservoir Beaudet, les militaires installeront un filet de camouflage. Sur les trois sites, les citoyens pourront s’informer, des participants répondront à leurs questions.
Une vingtaine de résidants de Victoriaville font partie du 62e Régiment d’artillerie de campagne, lequel compte quelque 200 militaires. Le groupe couvre les secteurs de Victoriaville, Joliette, La Tuque et Shawinigan.
«Le fait d’être réserviste permet d’essayer, de voir si l’armée correspond à ce qu’on veut. On peut aussi obtenir un emploi à temps plein, a mentionné l’adjudant Lambert. Et puis, nous sommes volontaires. On ne peut nous obliger à aller en Afghanistan, par exemple.»
Pour s’enrôler, les intéressés doivent détenir leur diplôme de cinquième secondaire, avoir au moins 16 ans.
Les candidats suivent un cours de recrue, d’artillerie, d’autres cours de métier et participent à divers entraînements.
À Victoriaville, des séances de recrutement se déroulent habituellement les mardis soir à la salle de la Légion canadienne.