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Le CPIP songe à déborder de son créneau

Immobilisation industrielle

Carol Isabel par Carol Isabel
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Article mis en ligne le 18 septembre 2008 à 13:37
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Le CPIP songe à déborder de son créneau
Le président du CPIP, Robert Plante, avoue qu’il est peut-être temps pour la corporation de se diversifier dans ses incitatifs industriels.
Le CPIP songe à déborder de son créneau
Immobilisation industrielle
Le Comité de promotion industrielle de la Zone de Plessisville (CPIP), qui a toujours œuvré dans le créneau de l’immobilisation industrielle en favorisant l’implantation et l’expansion des entreprises de son territoire, songe maintenant à se diversifier.
«Nous avons accumulé un capital intéressant depuis notre fondation (plus de 1, 7 million $). Il est peut-être temps que ces disponibilités financières continuent de servir à des fins industrielles mais sous d’autres formes», de faire savoir le président du CPIP, Robert Plante, lors de l’assemblée générale annuelle de la corporation qui en est à sa 23e année d’existence.

«L’argent est là pour favoriser le développement de nos entreprises. Ce pourrait être sous forme de partenariat public-privé ou de garantie de prêts. Nous pourrions même prendre de l’expansion à l’extérieur de Plessisville. Nous sommes toujours prêts à appuyer le projet d’incubation industrielle qui deviendrait un centre d’aide avec tous les services techniques pour nos entreprises. Nous pourrions construire le bâtiment et y loger nos locaux», de poursuivre M. Plante ajoutant que les membres du comité auront à se pencher sur la question pour trouver de nouveaux incitatifs industriels.

Au cours du dernier exercice financier, le CPIP a notamment vendu le bâtiment du 1508 de l’avenue Rousseau à l’Organisme de récupération anti-pauvreté de l’Érable (ORAPÉ) pour une somme de 375 000 $. Le CPIP a de plus effectué des rénovations dans les locaux de l’entreprise Moulure Trottier en plus de reprendre possession d’une partie du 2140 de la rue Garneau à la firme ADM qui n’a pas exercé son option d’acquisition. Le CPIP est d’ailleurs à y effectuer des transformations afin de rendre les espaces plus fonctionnels. Finalement, le CPIP a effectué des travaux d’agrandissement chez Granutech puis a disposé des installations de Transless à la firme Amex.

La valeur nette de la corporation à la fin du dernier exercice se chiffrait à 1 774 461 $ comparativement à 1 961 450 $ l’année précédente, une insuffisance de 186 989 $ qui s’explique entre autres par les pertes sur cession d’immeuble lors de la vente de l’édifice de l’avenue Rousseau à ORAPÉ. L’année précédente, le CPIP avait dégagé un excédent des revenus sur les dépenses de 128 049 $.

«De notre point de vue, cette transaction avec ORAPÉ fut une bonne action. On a débordé un peu de notre mandat car il ne s’agissait pas d’une industrie mais on y retrouve quand même une entreprise de service à l’intérieur. Disons que ça tombait bien parce qu’on était prêt à disposer de cet immeuble et compte tenu de sa proximité du centre-ville, ce n’est pas n’importe quelle activité qu’on pouvait y faire», d’indiquer M. Plante. «La vente nous a aussi permis d’obtenir plus de liquidités pour faire nos autres projets».

Le CPIP possède actuellement huit bâtiments industriels et trois espaces sont disponibles. «Nous travaillons présentement sur plusieurs projets d’expansion», de préciser M. Plante ajoutant aussi qu’il pourrait y avoir certaines annonces d’implantation de nouvelles entreprises en 2009.

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