Le responsable de Tél-Écoute, Lyne Bellerose, et la directrice générale du Carrefour d’entraide bénévole, Francine Roy. Le service demeure, mais les heures d’écoute sont réduites, vu les difficultés de recrutement de bénévoles.
Faute de bénévoles, Tél-Écoute réduit ses heures
«On a tout fait, mais, malheureusement, nous éprouvons depuis 2001, un problème majeur de recrutement», affirme Francine Roy, directrice du Carrefour d’entraide bénévole des Bois-Francs. La situation a contraint le conseil d’administration du Carrefour à modifier les heures d’accès au service d’écoute téléphonique. Dès le 1er octobre, on pourra contacter Tél-Écoute de 18 h à 22 h, plutôt que de 16 h à minuit comme c’est le cas actuellement.
La décision n’a pas été facile. «Mais devant l’incapacité à trouver des bénévoles, il a fallu prendre une décision», note Francine Roy.
«On a déployé beaucoup d’efforts en organisant des conférences, en faisant de la publicité, mais cela n’a pas porté fruit», ajoute Mme Roy.
Depuis des années, le Carrefour d’entraide bénévole enregistre une diminution progressive du nombre de bénévoles. «Au printemps, il n’y a pas eu de formation, car les gens n’ont pas répondu à l’appel», signale Lyne Bellerose, la responsable du service Tél-Écoute.
La situation n’est pas unique à la région. Le problème se vit à la grandeur du Québec.
L’équipe du Carrefour constate qu’en 17 ans d’existence du service, la vie, les gens, la société et même le bénévolat ont changé. «Il est temps de s’adapter à la nouvelle réalité, le service s’adapte aux bénévoles», mentionne Francine Roy.
Tél-Écoute se concentre maintenant sur ses bénévoles, au nombre de 35 à 40. «Des gens motivés. On opte pour la qualité plutôt que pour la quantité», fait valoir la directrice générale.
Pour le Carrefour, il importe de bien considérer les bénévoles. «On a des bénévoles actifs, ils ne peuvent en faire plus. On veut qu’ils soient bien, alors nous respectons leur disponibilité», dit Francine Roy.
L’effectif actuel permet de couvrir 30 quarts de travail par mois. «Avec nos bénévoles actuels, on peut continuer longtemps sans recrutement», dit-elle.
La réduction des heures d’écoute n’est aucunement liée, précise-t-on, aux nombres d’appels. «On sait que les besoins des gens existent», confie Lyne Bellerose.
Le nouvel horaire, de 18 h à 22 h, correspond, par ailleurs, aux heures d’affluence du service. «La décision prise est permanente, à moins que le nombre de bénévoles puisse justifier une prolongation», fait savoir Mme Roy.