Éric Lefebvre
Éric Lefebvre riposte en disant donner l’heure… «juste»
Le candidat conservateur Éric Lefebvre affirme que son adversaire bloquiste André Bellavance n’aurait servi que de «postier» lorsqu’il s’est agi d’acheminer à Ottawa la demande de subvention de 6 000 $ qu’a obtenue le 10e Symposium des arts de Danville.
Sa conférence de presse avec les journalistes d’ici n’était pas prévue à son agenda électoral de la semaine. Il l’avait convoquée expressément pour riposter aux affirmations du député sortant et à la «mise au point» du président du Symposium, Pierre Grimard, lequel attribuait l’octroi de la subvention du gouvernement fédéral au travail du député sortant.
«Si André Bellavance veut mettre les pendules à l’heure, moi, c’est à l’heure juste que je veux les remettre», a déclaré le candidat Lefebvre tenant entre ses mains l’article paru la veille au
www.lanouvelle.net.
Il a fait lire aux journalistes deux courriels que lui a fait parvenir, l’un en mai, l’autre en juin, la directrice générale du Symposium, Isabelle Lodge.
Dans ses messages, Mme Lodge s’adressait au candidat conservateur lui disant que la demande de subvention du Symposium était en attente d’une réponse. Elle écrivait que «sans savoir à quel niveau vous pouvez nous aider, mais toute collaboration serait appréciée». «Je vais faire le suivi nécessaire», lui avait répondu Éric Lefebvre. Le 20 juin, Mme Lodge réécrivait à M. Lefebvre pour le remercier, la subvention ayant été accordée.
Le candidat conservateur dit que tous les membres du conseil d’administration du Symposium qu’il a rencontrés lors de l’événement se sont montrés ravis de cette aide financière et l’ont personnellement remercié. «Il n’y a que le président qui m’a dit que si le Symposium n’avait pas eu la subvention, il ne l’aurait pas dépensée!»
Éric Lefebvre a admis qu’il était bien possible que M. Grimard n’ait pas été mis au courant des messages que lui avait fait parvenir Mme Lodge. Il a redit que c’était en raison de ses contacts à Ottawa que l’événement a pu bénéficier d’une aide fédérale, ce qu’il n’avait jamais obtenue en dix ans.
«Zéro résultat»
Cette histoire – sur laquelle Éric Lefebvre ne veut pas s’éterniser tout au long de la campagne, précise-t-il – démontre bien, selon lui, que la culture du Bloc est de «chercher de nouvelles chicanes plutôt que de trouver des solutions et obtenir des résultats.»
Il a répété que le bilan du député bloquiste était «désastreux», qu’il se soldait par «zéro résultat». «Ce qui n’a rien de surprenant quand on entend M. Bellavance dire lui-même qu’il «ne se vend pas très bien». On vient de comprendre pourquoi ses dossiers n’avancent pas!»
Éric Lefebvre a par ailleurs reproché à André Bellavance d’avoir été «absent» lorsque, en avril 2005, la chaîne Loblaws a annoncé la fermeture de son entrepôt Provigo à Victoriaville. Qu’aurait-il fait, lui, dans ce dossier s’il avait été député? «J’aurais rencontré les différents intervenants et j’aurais invité les dirigeants à venir sur place pour leur expliquer les implications de leur décision, comprendre l’importance des emplois ici. Ce sont souvent des gens de l’extérieur qui n’ont pas le pouls local.»
Les priorités de Richmond-Arthabaska
Rassembler les intervenants décideurs de Richmond-Arthabaska serait d’ailleurs sa marque, s’il était élu député, a laissé entendre Éric Lefebvre.
Il ne veut pas dévoiler immédiatement l’ensemble de sa plateforme électorale, mais y est allé d’un premier engagement, celui de former un comité de décideurs, représentatif des trois MRC. C’est avec eux qu’il établirait les priorités de Richmond-Arthabaska à mettre dans sa «valise» pour travailler à Ottawa.
Il promet aussi, annuellement, de livrer publiquement le bilan de ses réalisations et de celles d’un gouvernement conservateur, exercice que M. Bellavance ne peut faire tellement son parti n’a rien obtenu, selon lui.
Éric Lefebvre a écorché au passage son collègue municipal, Alexandre Côté qui a signé son bulletin de candidature, et qui, malgré son statut de président de l’Association du NPD, s’est retrouvé, mardi soir, aux côtés du bloquiste d’André Bellavance. «Je crois qu’il est en recherche d’identité et d’attention!», a déclaré Éric Lefebvre.
Le candidat conservateur collectionne aussi les appuis, se réjouissant de celui de l’homme d’affaires Éric Bernier, président d’Armatures Bois-Francs. Ce dernier a fait l’éloge de M. Lefebvre, disant qu’il était à l’écoute des gens et que pour l’avoir côtoyé dans de nombreux projets et dossiers (Tigres, Centraide, Fondation des Amis d’Elliot et Fondation Christian Larochelle), il représenterait de façon «admirable» la population de Richmond-Arthabaska.
À ces maires qui appuient plutôt le député sortant, Éric Lefebvre a dit qu’ils n’avaient pas à s’inquiéter. Non seulement serait-il «présent» pour eux, mais sa présence à Ottawa serait un «boni».
Dans le camp conservateur, on travaillait fort pour s’attirer ici le premier ministre Stephen Harper, dont la venue était attendue pour jeudi après-midi à Drummondville.
Francis
Commentaire mis en ligne le 18 septembre 2008Considérant la rectification du tir de la part de Monsieur Bellanvance, il m'apparaît clair qu'Éric Lefebvre commence déjà à baffouer les électeurs et électrices dans le comté de Richmond/Arthabaska. La dite intervention et la somme de 6000 $ n'étant jamais venu de ce dernier. De plus, même le directeur du Symposium des arts de Danville a rejetté du revers de la main la fausse déclaration faite par M. Lefebvre.
Mon choix électoral n'étant pas fait pour l'instant, une évidence s'impose d'entré de jeu, les conservateurs dans Richmond/Arthabaska seront rayés de mon bulletin de vote.
Bonne campagne à tous !
Francis