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Il dit

Article mis en ligne le 17 septembre 2008 à 14:42
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Il dit
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Il dit
Michel van Schendel appartient à cette génération des poètes de l’Hexagone qui firent œuvre de pionnier.

Dans «Il dit», on trouve bien des motifs qui seront développés plus tard dans le récit autobiographique «Un temps éventuel». Quelques mois avant son décès, M. van Schendel avait dressé un inventaire des livres qu’il aurait voulu voir publiés. «Il dit», qui a été amorcé au début des années 1970 et dont quelques fragments ont été publiés dans la revue Voix et images du pays et La barre du jour, restait une question à examiner. Pour l’auteur, «Il dit» était inachevé et inachevable. La question de sa publication semblait toujours se poser sans jamais se résoudre.

Trois ans après le décès du poète, l’Hexagone publie la dernière version de ce texte, soit celle de 1972. Même si Michel van Schendel y fait souvent allusion à l’actualité de son temps et à sa vie, «Il dit» transcende constamment l’anecdote par la liberté de son écriture, à la fois spontanée et savante, et par l’invention incessante de nouvelles formes pour mieux cerner son propos.

Catherine Mavrikakis, qui signe la préface, nous présente «Il dit» comme un travail sur la pensée et la langue telles qu’elles se présentent à la conscience. Michel van Schendel tente de réfléchir sur le processus même de la parole et de l’écrit et de mettre en pratique dans le texte ce qu’il comprend du langage.

Né à Asnières, en France, en 1929, de parents belges, Michel van Schendel a émigré au Québec en 1952. Il a participé activement à la vie intellectuelle de son pays d’adoption : il a collaboré, entre autres, aux revues Liberté, Cité libre et Parti pris, et a dirigé, de 1968 à 1971, la revue Socialisme. Il a aussi mené une importante carrière universitaire. Professeur de littérature française et québécoise, il a été l’un des fondateurs de l’Université du Québec à Montréal, où il a enseigné pendant trente ans au Département d’études littéraires et milité au syndicat des professeurs jusqu’à sa retraite en 1999. Michel van Schendel (1929-2005) est une des voix les plus singulières de la poésie québécoise. En 2003, il a reçu le prix Athanase-David.

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