La salle d’audience était bondée pour le début de l’enquête préliminaire.
Meurtre à Saint-Rémi : Godbout subit son enquête préliminaire
Le ministère public a assigné 27 témoins à l’enquête préliminaire du présumé meurtrier Robert Godbout de Saint-Rémi-de-Tingwick. Présidée par la juge Dominique Slater de la Cour du Québec, l’audience a pris son envol, mercredi matin, au palais de justice de Victoriaville dans une petite salle bondée. Les 30 places disponibles étaient toutes occupées.
L’audience a commencé avec un retard de 45 minutes, l’avocate de Godbout, Me Susan Corriveau ayant été victime d’une crevaison, a-t-elle fait savoir à la magistrate.
Avant l’audition du premier témoin, l’avocate Corriveau a fait remarquer au Tribunal qu’elle n’avait toujours pas reçu, malgré ses demandes répétées, les résultats d’ADN prélevé sur son client.
Le représentant de la Couronne, Me Marc-André Ledoux, a répliqué en soulignant qu’il n’avait encore rien reçu, que les analyses n’avaient pas encore été effectuées possiblement, a-t-il laissé entendre, parce que le laboratoire a été fermé durant toute la saison estivale.
La juge Slater a demandé au représentant du ministère public d’entreprendre des démarches auprès du laboratoire pour être fixée sur un délai quant à l’obtention du rapport.
Par ailleurs, les deux parties ont convenu de certaines admissions générales, à savoir l’identité de la victime, la protection de la scène de nuit et la chaîne de possession des différentes pièces prélevées.
Avant de faire entendre le premier témoin, l’avocat de la poursuite a exposé un bref résumé des faits.
Me Ledoux a rappelé que le corps calciné de Renée Vaudreuil, la directrice générale de la municipalité de Saint-Rémi-de-Tingwick, a été découvert, le 14 janvier, à la suite de l’incendie du bureau municipal, un incendie qui a éclaté vers 14 h.
Le procureur a indiqué qu’il allait faire entendre 27 témoins, peut-être moins si des admissions survenaient en cours de route.
Parmi les témoins, trois experts, un pathologiste, un spécialiste en balistique et un chimiste, se feront entendre.
D’autres témoins, a-t-il dit, viendront expliquer les relations entre l’accusé et la victime.
Un autre traitera des contacts avec la victime avant le drame. Un témoin, qui aurait vu l’accusé entrer et sortir du bureau municipal avant l’incendie, sera aussi appelé à témoigner.
À 10 h 30, le premier témoin a été appelé à la barre, le policier Dany Côté, un technicien en scène de crime, venu notamment expliquer son travail.
Le Tribunal a imposé une interdiction de publication de tous les témoignages rendus dans la présente cause.
La juge Slater a permis, par ailleurs, qu’on enlève les menottes à Robert Godbout, désireux de prendre des notes.
Godbout fait face à une accusation de meurtre prémédité, l’accusation la plus grave du Code criminel canadien.