Le CETAQ et l’APCQ ont toujours travaillé main dans la main afin de répondre aux besoins et aux attentes des producteurs. Les deux groupes viennent de franchir un autre pas en avant en ce sens avec l’inauguration de leur nouvel édifice. Sur la photo, Marc Bédard du CETAQ et Normand Bélanger de l’APCQ.
L’APCQ et le CETAQ inaugurent leurs nouveaux locaux
Notre-Dame-de-Lourdes
L’Association des producteurs de canneberges du Québec (APCQ) et le Club Environnemental et Technique Atocas Québec (CETAQ) ont inauguré leurs nouvelles installations situées à Notre-Dame-de-Lourdes. Le nouvel édifice de 3 000 pieds carrés a nécessité des investissements de 170 000 $.
De nombreux producteurs et transformateurs de la région ont assisté à la cérémonie d’ouverture en présence du président de l’APCQ, Normand Bélanger, et du président du CETAQ, Marc Bédard, de la députée de Lotbinière, Sylvie Roy, du maire de Notre-Dame-de-Lourdes, Jocelyn Bédard, et du préfet de la MRC de l’Érable, Donald Langlois.
Les nouveaux locaux regrouperont les services du CETAQ qui compte quatre agronomes, une technicienne ainsi qu’une équipe de sept à dix dépisteurs et assistants de recherche en saison. L’APCQ y aura son siège social et disposera d’une salle polyvalente pour tenir des rencontres et des ateliers techniques. Avec leurs services ainsi regroupés, les producteurs de canneberges du Québec se dotent de ressources élargies pour soutenir le développement et la croissance d’une agriculture raisonnée, innovante et responsable.
«La décision de relocaliser l’APCQ et le CETAQ dans une nouvelle construction située en plein cœur de la zone de production de la canneberge à Notre-Dame-de-Lourdes nous permettra d’offrir un service polyvalent et professionnel, tout en répondant encore plus adéquatement aux besoins croissants d’une industrie en plein essor et qui nous démarque ici et ailleurs dans le monde», d’indiquer le président de l’APCQ, Normand Bélanger, rappelant que les deux groupes étaient auparavant logés dans des locaux situés dans le parc industriel de Plessisville.
M. Bélanger a fait savoir que le CETAQ et l’APCQ ont toujours travaillé main dans la main afin de répondre aux besoins et aux attentes des producteurs. «Les producteurs de canneberges du Québec ont développé une expertise et une réputation enviable en agriculture tant biologique que conventionnelle. Nos actions ont permis de professionnaliser l’industrie et d’inscrire son action dans une perspective de développement durable. Cette croissance permet d’ailleurs au savoir-faire québécois de rayonner ici et à l’étranger».
«La réalisation de ce projet n’aurait pu voir le jour sans l’implication et la généreuse contribution de nos commanditaires. Nous avons reçu plus de 60 000 $ de la part des producteurs, transformateurs, fournisseurs et partenaires pour la réalisation de ce projet évalué à quelque 170 000 $. Voilà encore une fois, l’illustration du dynamisme et de l’engagement qui font la force de notre industrie», a rappelé M. Bélanger.
Le président du CETAQ, Marc Bédard, a d’ailleurs tenu à remercier les donateurs qui ont permis aux deux groupes d’avoir leur propre site permanent. «Ça faisait depuis trois ans qu’on travaillait pour avoir notre bâtisse. Nos anciens locaux n’étaient pas adaptés pour notre travail. Maintenant, nous disposerons d’un laboratoire et nos employés seront plus à l’aise».
La production de canneberges a connu un essor fulgurant au cours des dernières années. On compte actuellement 54 fermes de canneberges au Québec (ce qui représente autour de 5 000 acres en production) dont 80 % au Centre-du-Québec et près des deux tiers de la production québécoise est transformée par des entreprises de la région.
Le développement de la production a permis la création de centaines d’emplois et a contribué à renforcer l’économie de nombreuses municipalités. Dans la MRC de l’Érable, les municipalités de Notre-Dame-de-Lourdes et de Villeroy comptent plusieurs fermes. On en retrouve également une à Lyster et une autre à Laurierville.
«C’est une industrie qui est en croissance et qui est appelée à se développer davantage. Elle est déjà en manque de fruits alors que les transformateurs continuent à développer de nouveaux marchés», d’indiquer M. Bélanger.
La députée de Lotbinière, Sylvie Roy, a indiqué devant les producteurs et transformateurs que la canneberge était devenue la marque d’identité pour le comté de Lotbinière. Elle a aussi vanté leur solidarité qui a permis de donner noblesse à ce fruit qui a une belle image au Québec.
Le préfet de la MRC de l’Érable, Donald Langlois, a rappelé pour sa part que l’industrie de la canneberge était l’une des plus importantes de la région. «Il y a eu beaucoup d’investissement dans ce secteur ce qui a permis de créer de nombreux emplois et c’est agréable de constater que le développement se poursuit».
Pour le maire Jocelyn Bédard de Notre-Dame-de-Lourdes, le développement de la canneberge a relancé sa municipalité. «Il n’y avait plus d’investisseurs pour continuer les productions de bœuf et de lait laissant nos terres à l’abandon. L’industrie de la canneberge et ses producteurs, qui ont investi massivement, est arrivée juste à point pour nous».
La Municipalité de Notre-Dame-de-Lourdes a d’ailleurs offert gracieusement le terrain sur lesquels l’APCQ et le CETAQ ont construit leur nouvel édifice. «Nous serons toujours présents pour encourager les producteurs dans le développement de leur industrie», a conclu le maire Bédard.
Soulignons en terminant que Marc Bédard en était à sa dernière représentation comme président du CETAQ lui qui a cédé son poste à Pierre Côté au cours de l’assemblée générale qui a précédé la cérémonie d’inauguration.