La Coopérative a investi 200 000 $ pour maintenir le service d’hébergement pour personnes aînées ou en perte d’autonomie à Villeroy. Sur la photo, Johanne Gauthier (Coopérative de développement Centre-du-Québec Mauricie), Donald Turner (administrateur), Jean Gagné (SADC), l’ancienne propriétaire, Jeannine Dodier, le président de la Coopérative, Daniel Baker, Vincent Pelletier (Centre financier aux entreprises des Samares) et Nathalie Desjardins (CLD de l’Érable).
Un investissement de plus de 200 000 $ pour maintenir le service
Résidence d’accueil à Villeroy
La Coopérative de solidarité en développement local de Villeroy a investi 202 500 $ dans l’acquisition de la Résidence d’accueil Villeroy ce qui lui permettra de maintenir le service d’hébergement des personnes aînées autonomes ou en perte d’autonomie dans la municipalité.
«Ce projet permet également de conserver quelques emplois et des retombées économiques dans notre région», a déclaré le président de la Coopérative, Daniel Baker, lors de l’inauguration du projet en présence des administrateurs et plusieurs de ses membres ainsi que différents partenaires qui ont contribué à sa réalisation.
M. Baker a tenu à souligner l’implication de Jeannine Dodier qui était propriétaire du bâtiment depuis 1988. «Mme Dodier désirait vendre la résidence mais les offres reçues des particuliers faisaient en sorte que le bâtiment aurait été converti en résidence unifamiliale alors qu’elle désirait que le service d’hébergement soit maintenu en place, une volonté que la coopérative partageait aussi. C’est ce qui a finalement fait en sorte que la coopérative aille de l’avant dans le projet pour maintenir ici, à Villeroy, le service d’hébergement. Il s’agissait d’un projet que tenait aussi très à cœur l’ancien président de la coopérative, Jean-Paul Gaudreault», d’ajouter M. Baker tout en annonçant que la Résidence d’accueil Villeroy portera désormais l’appellation de Résidence d’accueil Dodier.
Flattée et fière de cet honneur, Mme Dodier a d’abord souligné que ce fut une belle aventure que de travailler auprès des personnes aînées dans cette ressource de type familiale pendant vingt ans. «J’ai effectivement accepté de vendre à la Coopérative après avoir amorcé des discussions avec M. Gaudreault qui m’a laissé entendre que les attentes étaient aussi de maintenir ce service essentiel dans notre municipalité».
La résidence est accréditée pour recevoir un maximum de neuf résidents. Propriétaire de l’immeuble, la Coopérative a confié la gestion aux locataires, Colette Lagrois et Donald Turner. Les administrateurs ont été accrédités par le Centre de santé et de services sociaux d’Arthabaska-et-de-l’Érable. Il n’y a pas de projet d’agrandissement à court terme et le bâtiment est occupé à pleine capacité.
C’est grâce au soutien de plusieurs partenaires du milieu que la Coopérative a été en mesure d’acquérir le bâtiment au coût de 200 000 $. Le Centre local de développement de l’Érable a contribué au projet par le biais du Fonds local d’investissement, avec un montant de 15 000 $. Une autre aide de 15 000 $ provient du Fonds d’économie sociale, géré également par le CLD de l’Érable.
La Société d’aide au développement des collectivités (SADC) Arthabaska-Érable a accordé une aide financière de 20 000 $ et une contribution non remboursable de 2 500 $ pour couvrir divers frais professionnels. Le Centre financier aux entreprises des Samares a accordé un prêt de 130 000 $ alors que la Coopérative a effectué une mise de fonds de 20 000 $.
La Coopérative de solidarité en développement local de Villeroy a comme première mission de développer le secteur économique, commercial et industriel sur le territoire de la municipalité de Villeroy. Un service d’agente de développement est offert aux organismes et entreprises qui en font la demande. «La Coopérative, c’est 85 membres qui croient au développement de leur communauté», d’indiquer M. Baker.
«Notre premier projet avait été de construire la bâtisse commerciale abritant l’entreprise Pro-Lacto qui a, depuis, racheté l’édifice. Ce sont ces profits qui sont maintenant réinvestis dans la résidence d’accueil», de conclure M. Baker.